Car vînt l’inaptitude…

Posté le 10 juillet 2011 dans Coliposte, Coliposte, Secteur des Postes

A Carvin PFC, les agents présents sont des rescapés (provisoires)…
Pour les autres, bon nombre sont en Congé Longue Durée, éloignés du service, en disponibilité, certains pour une pathologie étrangère au travail, d’autres pour s’être usés à leur tâche, au service de La Poste, durant de longues années…
L’oubli étant souvent le seul remerciement pour leurs bons et loyaux services !?
D’autres, confrontés à la monotonie d’une tâche répétitive ont dû déclarer une inaptitude justifiée et qui les met à l’abri de complications.
D’autres encore, fatigués, malades ponctuellement, affaiblis psychologiquement, par le rythme de production imposé, les mauvaises conditions de travail ne peuvent plus venir pour éviter que leur état ne s’aggrave.
La charge de travail se répartit donc sur un effectif restreint, si les absents ont toujours tort, sur les chantiers, les présents sont toujours … « morts » :
en effectif réduit, la production doit rester la même, et l’alternance position debout, position assise est impossible à respecter ; nous assistons à l’affligeant spectacle d’agents submergés par les colis dans la remorque de vrac avant qu’ils ne passent à la fermeture : aucune récupération n’est possible, tous les clignotants sont dans le rouge !
Quant aux intérimaires, ils sont considérés comme « chair à camion ».
L’article 45 du règlement intérieur n’est pas respecté :
« L’encadrement doit veiller à la mise en œuvre des gestes et des postures et des moyens appropriés aux tâches effectuées par les agents sous sa responsabilité.»
Attention ! Il ne s’agit pas ici de fliquer les agents mais bien de faire respecter la meilleure façon d’accomplir les gestes adéquats !
Le chantier hors-norme, le matin fonctionne souvent en sous-effectif, un seul agent suffit à la fermeture A1-A2-A3-A4, les feuilles de positions sont des copiées-collées, on peut fréquenter le vrac 15 jours d’affilée quelquesoit la brigade
L’alternance position assise, position debout ne pouvant plus être respectée, la Direction ne doit pas s’étonner de voir fleurir les certificats d’inaptitude et les arrêts de maladie.

La productivité, faire du chiffre, rien que du chiffre, va à l’encontre des recommandations apprises aux agents à l’école du dos.

L’école du dos ne doit pas avoir un effet « bonne conscience » pour les responsables et dirigeants, mais doit pouvoir être appliquée au quotidien sur le terrain par tous

La CFTC n’accepte pas que les agents soient poussés à bout physiquement et psychologiquement, et demandera des comptes !

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