HARO sur les petits salaires dans les Centres Financiers
Posté le 9 décembre 2011 dans La Poste, Secteur des Postes, Service FinancierAujourd’hui où tout va très vite, les salaires sont au cœur même de toutes les difficultés rencontrées par les classes les plus basses de la fonction publique.
Les Centres Financiers ne sont pas en reste, surtout nos nouvelles recrues qui payent « cash » cette « déréglementation » des salaires qui ne suit pas du tout l’inflation, sans parler évidemment des conditions de travail.
Les seniors vont partir en retraite de plus en plus tard sans avoir bénéficié une seule fois de promotion durant toute leur carrière professionnelle hormis l’avancement par échelon qui ne suffit plus à suivre les hausses répétitives du coût de la vie et les pénaliser financièrement.
Le système de promotion est insuffisant pour satisfaire tout le monde et laisse la plupart d’entre nous sans aucune évolution de carrière.
Avec une polyvalence accrue, sans compensation financière, des taches de plus en plus complexes et variées et une augmentation de la charge de travail due aux départs non remplacés cet ascenseur social n’est plus adapté…
Pour le personnel se situant dans la moyenne d’âge dans les Centres Financiers et travaillant aux services éditiques, production et autres, nous sommes à l’heure du cloisonnement professionnel sans aucune alternative pour améliorer son salaire, avec en prime une épée de « Damoclès » au dessus de la tête en vue d’éventuelle mutualisation et une remise en cause du travail sur site (coucou AMB es-tu là ?).
Pour les services clientèles, rassurez vous, vos compétences ne seront pas reconnues ou très peu, car la pluriactivité en tant que gestionnaire, conseiller, commercial et autres, va laisser beaucoup de monde sur la touche.
La seule manière de voir nos fiches de paye progresser pour disposer d’un pouvoir d’achat décent est de s’adonner à la pratique insidieuse du commercial à tout va, ou sinon c’est l’exclusion pure et simple de tout avancement futur en laissant toutes celles et ceux qui ne seront pas dans cette logique néfaste et discriminatoire.
Pour les jeunes arrivants (CDD, CDI) les conséquences sont lourdes, ils font les frais de nouvelles méthodes de gestion.
Tout d’abord, avec des amplitudes horaires importantes, des pauses méridiennes à rallonges, des retours fréquents les samedi et des permanences de plus en plus tardives (bonjour la DHT…).
Bousculant ainsi leur vie familiale et entraînant un coup supplémentaire pour la garde des enfants et des transports pour ceux qui pratiquent le covoiturage (bien le développement durable !!!).
Des salaires au plus bas, un stress énorme avec une crainte permanente de s’exprimer à défaut d’avoir une carrière brisée (merci, la santé au travail…).
La réflexion pour la CFTC est multiple, car les bas salaires engendrent des difficultés quotidiennes énormes pour les plus démunis d’entre nous, sans délaisser pour autant certains encadrants qui ne font qu’appliquer à la lettre ce qui leur est demandé dans une souffrance morale grandissante.
La priorité est de dire qu’il faut augmenter de façon urgente, les plus basses catégories qui donnerait un nouvel élan, un sentiment de reconnaissance et permettrait de faire face au quotidien qui devient de plus en plus incertain (à méditer…).
Ce combat ne doit pas être tabou mais bien une réalité.
Les primes sporadiques avec prélèvements sociaux ne comptant pas pour la retraite même si elles sont les bienvenues, car hautement méritées, ne remplaceront jamais une fondamentale revalorisation des salaires.
La CFTC consciente plus que jamais des disparités salariales grandissantes entre les différentes classes catégorielles lance le débat et souhaite que cette proposition soit entendue très rapidement (récession tu es là !!!…).
La Banque Postale doit aussi reconnaître et partager comme elle l’a fait pour le redéploiement des activités des retraités non remplacées une répartition plus équitable des bénéfices au profit des plus démunis.
CFTC
Responsable, Offensif, Constructif










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