| La
CFTC s’associe à la journée
d’action du 6 juin 2007 contre la libéralisation
du service postal
La Fédération
CFTC des Postes et des Télécommunications
rejette le projet de directive de la Commission
Européenne visant à libéraliser
les services postaux à compter du 1er janvier
2009. La CFTC appelle l’ensemble des personnels
à faire de la journée du 6 juin
2007 une puissante journée nationale d’actions
unitaires pouvant aller jusqu’à la
grève.
La CFTC interpelle
les Parlementaires Européens et exiger
un moratoire de 5 ans sur la libéralisation
du courrier en Europe.
«Ce moratoire, permettrait de se donner
le temps d’évaluer les conséquences
concrètes d’une telle libéralisation,
et surtout de renforcer un dialogue social productif
entre les institutions européennes et les
représentants des travailleurs européens.»,
explique Daniel Rodriguez, secrétaire national
du Secteur Postes à la CFTC.
La CFTC demande la création
d’un Comité d’Evaluation de
la Régulation Economique dans le Secteur
des Postes, associant notamment des universitaires,
des parlementaires européens, des syndicalistes
et des dirigeants d’entreprise, afin de
mesurer les conséquences sur l’emploi
et l’investissement des décisions
de régulation.
La CFTC constate que
c’est la première fois que la Commission
Européenne envisage de libéraliser
totalement un marché qui n’est pas
en croissance, mais en stagnation : la CFTC craint
la suppression de 400 000 emplois sur les
1,8 million de personnes travaillant dans les
métiers du courrier. De
telles décisions idéologiques, peuvent
aboutir à des catastrophes économiques
et sociales.
Souvenons-nous que malgré les avertissements
pressants de la CFTC,
l’autorité de régulation française
(ARCEP) a décidé de libéraliser
le marché des renseignements téléphoniques
en 2006 provoquant le chaos : multiplicité
de l’offre de services, augmentation des
prix, faillites en série chez les nouveaux
entrants, baisse de la demande des consommateurs,
pertes d’emplois records chez l’opérateur
historique (22 000 postes en 3 ans), perte des
investissements réalisés par une
trentaine d'entreprises, accélération
du transfert de la demande vers l’Internet...
Toutes choses qui sont susceptibles de se produire
de façon encore plus violente dans le marché
du courrier.
Imaginez ! Dans le département de la Creuse,
un facteur s’est vu sanctionné par
sa hiérarchie pour avoir apporté
2 journaux et 2 paquets de tabac à rouler
à des usagers ! Cet exemple est le révélateur
parfait de ce que sera demain la distribution
du courrier. L’ultra libéralisme
ne permettra plus à l’opérateur
historique d’assurer le relais social du
facteur et l’Etat, se déchargera
de se devoir régalien envers sa population.
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