| Détention
du Directeur et de quatre cadres du centre de
tri de Bègles. La CFTC dit oui au dialogue,
non à la menace !
"Les événements
récents du Centre de tri de Bègles
révèlent l’existence d’une
forme de syndicalisme à La Poste que la
CFTC ne peut que condamner." Fidèle
à ses valeurs de respect de la Personne
Humaine, à sa conception du Dialogue Social
basée sur la négociation, la CFTC
dénonce la privation de liberté
dont ont été victimes le Directeur
du Centre de tri et 4 de ses collaborateurs.
« Quel dialogue social souhaitons-nous et
quel syndicalisme veut-on soutenir à La
Poste ? », s’interroge Daniel Rodriguez,
Secrétaire National CFTC du Secteur des
Postes.
En Juin 2004, quatre Fédérations
Syndicales, dont la CFTC, signaient avec La Poste
un texte traitant des principes et méthodes
du Dialogue Social. Cet accord qui rappelle dans
son chapitre 1 que le
Dialogue Social doit aussi être une attitude
permanente de respect mutuel, d’échange
et de confiance, mériterait sans
doute un examen plus attentif par certains acteurs
de la négociation au Centre de Tri.
« Bien entendu, pour la CFTC, comme pour
l’ensemble du monde syndical, les suppressions
d’emplois ne sauraient constituer la base
d’une négociation. En revanche, nous
ne pouvons ignorer les nécessaires évolutions
que La Poste doit de mettre en place et en aucune
manière prêcher la menace comme outil
du dialogue social», poursuit Daniel Rodriguez,
Secrétaire National CFTC du Secteur des
Postes.
La signature, en mars, d’un accord local
traitant notamment de la requalification de plus
de 400 CDI à temps partiel vers le temps
plein et la transformation de plus de 300 CDD
en CDI à temps plein, a concrétisé
un processus que personne ne peut ignorer. A ce
jour, cet accord a permis la requalification de
plus de 50 % des CDD et CDI prévus cette
année. Certes,
des réorganisations en établissement,
dont certaines n’auront pas l’aval
de la CFTC, seront menées pour permettre
de dégager ces emplois à temps plein.
Si les méthodes déployées
pour libérer les collaborateurs retenus
ont pu choquer, que dire des conditions dans lesquelles
des collègues ont été privés
de liberté ? Que dire du traumatisme subi
par leurs familles respectives ? Que dire de l’impact
de ces événements sur les observateurs
du fonctionnement de La Poste ?
Préserver la dignité des personnes,
quelle que soit l’ampleur d’un conflit,
nous semble, à la CFTC, constituer la base
fondamentale d’une négociation sereine.
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