| Pour
la CFTC, un compromis dangereux !
Un accord semble
se dessiner au sein du Parlement Européen
sur la directive postale.
L’ouverture totale à la concurrence
du marché européen des services
postaux serait reportée à la fin
2010 au lieu du 1er janvier 2009. Une période
de transition de deux ans pourrait s’appliquer
aux nouveaux états membres et aux pays
à topographie complexe.
Ce compromis ne répond pas aux attentes
exprimées par la CFTC avant toute décision
de libéralisation. La CFTC a demandé
:
• la création d’un Comité
d’Evaluation de la Régulation Economique
dans le Secteur des Postes, associant notamment
des universitaires, des parlementaires européens,
des syndicalistes et des dirigeants d’entreprise,
afin de mesurer les conséquences sur l’emploi
et l’investissement des décisions
de régulation,
• L’imposition d’un moratoire
de 5 ans pour la libéralisation du courrier.
Il est nécessaire de se donner le temps
d’évaluer les conséquences
concrètes de la libéralisation sur
l’emploi et de renforcer un dialogue social
productif entre les institutions européennes
et les représentants des travailleurs européens,
• des réponses concrètes sur
le financement du service universel.
Une libéralisation non accompagnée
représente un danger pour les usagers.
Un exemple ? A l’occasion d’une réorganisation
concernant la distribution du courrier dans la
Creuse, un Facteur a été sanctionné
pour avoir acheté 2 journaux et 2 paquets
de tabac à rouler pour des usagers dans
l’impossibilité de se déplacer.
Aujourd’hui, la Creuse. Et demain ? peut
être chez vous…
La CFTC a lancé une pétition (+
de 20 000 signatures) pour exiger la reconnaissance
du relais social par le Facteur en tant qu’acteur
quotidien de la cohésion sociale, la comptabilisation
de ce relais social dans le temps de travail,
et la tenue d’Etats Généraux
sur les missions de service public exercées
par les Postiers avec la participation de tous
les acteurs concernés : usagers, élus,
etc.
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