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La
CFTC Secteur des Postes dénonce la gestion
scandaleuse de son personnel par la société
ADREXO
ADREXO, emploie 18 000 collaborateurs, pour la
plupart dans la distribution de journaux gratuits
ou de la publicité non adressée,
celle qui remplit les boites à lettres.
La société distribue 5 milliards
de documents par an, et réalise un chiffre
d'affaire de 131 millions d'euros. En
recourant à des méthodes de gestion
du personnel dignes du 19ème siècle.
Car le personnel est rémunéré
au prospectus distribué.
Compte tenu du temps de préparation, des
trajets et de la distribution, la quasi-totalité
des distributeurs sont payés le quart ou
le tiers des heures réellement effectuées.
" En
conséquence, la revendication majeure de
ces salariés est le paiement intégral
des heures réellement effectuées
sur la base du SMIC actuel.",
déclare Didier LE ROYER, Secrétaire
Départemental du Syndicat CFTC de l'Orne.
40 dossiers, sur un effectif de 55 distributeurs,
ont été déposés au
Conseil des Prud'hommes de l'Orne pour demander
un rappel de salaire sur les 5 dernières
années.
Conséquences de ce mode de calcul pour
les salariés dAdrexo: rares sont
les distributeurs qui ont accès aux indemnités
journalières en cas de maladie, le nombre
d'heures déclarées par ADREXO étant
en dessous de la réalité. Les salariés
ne bénéficient d'aucun avantage
substantiel du Comité dEntreprise
dont le budget des uvres sociales ne représentent
que 0,2% de la maigre masse salariale de lentreprise.
Depuis longtemps, la CFTC Secteur des Postes dénonce
ce procédé scandaleux utilisé
par ADREXO, qui constitue un délit de "
travail dissimulé", réprimé
par le Code du Travail et le Code Pénal.
Le 22 octobre dernier, les distributeurs du centre
ADREXO d'Alençon (61), soutenus par la
CFTC, syndicat majoritaire, ont manifesté
leur mécontentement lors de la distribution
du journal.
Ce qui leur a
occasionné une convocation à un
entretien préalable en vue d'un licenciement
pour 5 salariés grévistes au motif
de :"gravité des faits reprochés",
un entretien qui se déroulera le 7 novembre.
En attendant ces salariés sont "mis
à pied".
ADREXO, négrier
des temps modernes ?
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