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Restructurations
chez FRANCE TELECOM : Une affaire d 'Etat
Alors
que la Direction Générale de France
Télécom vient denvoyer à
lensemble de ses Directions de filiales
des lettres de cadrage pour donner ses directives
sur les suppressions de postes et les économies
à réaliser sur la masse salariale,
la CFTC des Télécommunications alerte
le personnel et interpelle les Pouvoirs Publics.
La cellule de crise mise
en place dès novembre 2002 par la CFTC
des Télécommunications pour faire
face à lavalanche dannonces
de plans sociaux, dénonce les dégraissages
massifs avec, dans certains cas, des licenciements
secs prévus pour les salariés de
France Télécom et des filiales.
Pages Jaunes, TDF, Wanadoo, Orange, etc
..
on ne compte plus les plans de restructurations
en cours chez lopérateur historique.
Le plan de restructuration de Thierry Breton entraîne
le sacrifice, sur lautel de la Bourse et
de la rentabilité à court terme,
de dizaine de milliers demplois chez France
Télécom et dans ses filiales.
- COFRATEL : reprise de
lactivité principale (installation
PABX) par France Telecom SA et projet de revente
des autres activités à NEXTIRA
ONE (société américaine,
leader mondial de linstallation réseau).
Un Comité dEntreprise extraordinaire
est prévu le 11 février pour présentation
dun premier plan social.
- EGT : les 600 personnes
de la société sont touchées
(une grève vient davoir lieu).
La Direction na apporté aucune
réponse au personnel sur son reclassement
éventuel.
- EQUANT : 80 personnes
des services de Supervision Réseaux (10
sur Nice, 70 sur Paris) se voient proposer une
délocalisation de leur poste de travail
en AUSTRALIE, à Sidney ! Une grève
illimitée a été engagée.
- FRANCE TELECOM E-BUSINESS
: 480 personnes devraient être envoyées
vers dautres filiales du Groupe (Transpac,
etc
)
- FRANCE TELECOM TERMINAUX
S.A. : redéploiement des personnes en
mobilité.
- KOMPASS : un projet
de restructuration devrait voir le jour (rien
na été annoncé pour
lheure au Comité dEntreprise).
- ORANGE CONSULTING :
la filiale doit fermer. Les 340 salariés
doivent se voir proposer des propositions de
réintégrations chez Orange France.
Les prestataires disparaissent.
- ORANGE FRANCE : séparation
davec 1 000 intérimaires et 500
personnes placées en régie. Mobilité,
mutations managées, licenciements : les
réorganisations touchent le plus grand
nombre.
- PAGES JAUNES : 120 personnes
sur le plan social : Déjà 100
licenciements à ce jour, et la réintégration
des 20 salariés protégés
(NB. les personnes mises en non-activité
pour 4 à 7 mois, additionnées
aux primes de licenciements ont coûté
au total 13,2 M€ à lentreprise).Une
deuxième vague de licenciements dune
100aine de personnes est prévue en 2004
avec la réorganisation du service commercial.
- RESEAU COMMERCIAL :
un plan de régionalisation des activités
commerciales est en cours. Avec la fermeture
de nombreuses agences, ce sont près de
3 500 postes qui seront supprimés à
fin 2003. France Télécom commence
à sorienter vers la franchise de
certaines agences commerciales.
- TDF : la restructuration
vise 650 personnes : suppression de 4 Directions
Régionales (200 personnes), suppression
de 4 Directions Opérationnelles (100
personnes), 300 à 350 autres personnes
touchées aux Services Généraux
du Siège Social.
- TRANSPAC : suppression
des pôles comptables (70 personnes) qui
devraient rejoindre FT SA à lordre
du jour du prochain Comité dEntreprise,
le 25 février. Le pôle "Marché
des PME" devrait également être
supprimé (environ 60 personnes) pour
être repris par FT SA.
- WANADOO : il serait
question de se séparer de 200 personnes.
- WANADOO Angleterre fait
lobjet dun projet de vente.
- WANADOO Espagne, un
gouffre financier, qui fait lobjet dun
projet de vente (400 personnes)
- WANADOO INTERACTIVE
: 30 personnes sur 480 touchées par la
restructuration.
- WANADOO PORTAIL : 102
sur 380, et une deuxième vague portant
sur une cinquantaine de salariés se prépare.
- WANADOO SERVICE PRO
: déjà une vingtaine de départs
négociés. Pour les autres, des
transferts sur Transpac et Wanadoo ont été
arrangés par le biais des dispositions
du L122-12. Restent encore 25 personnes sur
150. La filiale ferait lobjet dun
projet de revente, mais la semaine dernière,
LGS, filiale dIBM, a annoncé son
désengagement du projet de rachat.
Il convient dajouter
à ce bilan la suppression de milliers de
CDD et de contrats dintérim, et les
pertes demplois induites par la rupture
de contrats avec les sous-traitants.
Afin dêtre
en mesure de faire respecter au mieux les intérêts
des salariés, il est de la responsabilité
des syndicats danticiper larrivée
de plans sociaux. Patrice Diochet, secrétaire
national CFTC du Secteur des Télécoms,
alerte sur le comportement de la Direction qui
cherche à les dissimuler.
Des actions pourraient
être engagées si des plans de sauvegarde
de lemploi nétaient pas mis
en place, en concertation avec les représentants
du personnel. Des représentants que les
directions ont tendance à occulter de plus
en plus
!
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