La CFTC d’ Equant France SA s’attend à l’annonce d’un nouveau plan de sauvegarde de l’emploi qui toucherait 10% des effectifs français.

Le 1er janvier, une nouvelle société, EQUANT France, a vu le jour, fusion de EQUANT TELECOM, GLOBAL ONE et EQUANT SA. Après un an de négociations, Equant Telecom et Equant SA ont donc été absorbées par Global One. Les coûts et les économies réalisés lors de cette fusion n'ont jamais été communiqués aux représentants du personnel malgré des questions maintes fois répétées.

L'objectif affiché du nouveau patron d'Equant, Daniel Caclin, nommé en novembre dernier, est de tripler le revenu des services à valeur ajoutée sur trois ans, pour atteindre le milliard de $ en 2006… "tout en gardant un oeil attentif sur la gestion des coûts ", a-t-il affirmé.

Le 29 janvier 2004, un nouveau plan de gestion prévisionnelle des emplois doit être discuté avec les représentants du personnel. " Si la Direction s'oriente vers des changements de métiers en vue de préparer ce nouveau décollage d'Equant, ", déclare Michel Rezk, délégué syndical central CFTC, " les représentants CFTC feront en sorte que soit respecté l’Accord Mobilité France Télécom. Nous demanderons ainsi qu’un accord spécifique à Equant voit le jour avec : 1°) une priorité de reclassement du personnel dans le même bassin d’emploi, et 2°) un reclassement à l’intérieur du groupe France Télécom et de ses filiales. "

Aucun licenciement et délocalisations fictives ne sera admis, comme ce fut le cas il y a quelque mois, où 80 personnes des services de Supervisions Réseaux s’étaient vu proposer, entre autres, un poste à Sydney, Australie!