La CFTC Secteur des Télécoms dit non aux ouvertures des centres d’appels le Dimanche.

Protéger les droits des salariés, surtout lorsque ces droits sont menacés, c’est notre devoir. De plus en plus régulièrement, la CFTC doit intervenir pour soutenir et aider des salariés fragilisés par des conditions de travail dégradées et contrecarrer le chantage perpétuel des Directions.

Les différents métiers des centres d’appels souffrent d’un déficit d’image en raison des " négriers " qui sévissent. Et même si la CFTC refuse l’amalgame, l’image du métier est dégradée par l’organisation taylorisée que beaucoup de centres d’appels ont mis en place.

Pour la CFTC, la flexibilité à outrance, et notamment une plus large ouverture du dimanche, est inadmissible.

Le développement de l’entreprise passe certes par la recherche de gains de productivité, mais également, voire même davantage, par un bon climat social et une prise en compte des intérêts des salariés. " C’est pourquoi d’ailleurs, nous prônons depuis des années la transmission aux C.E. d’une information transparente et lisible sur la marche générale de l’entreprise, de sa stratégie à court et moyen terme et de ses conséquences sur l’emploi. " déclare Patrice Diochet, Secrétaire National du Secteur des Télécommunications.

Dans un tel contexte, la CFTC se refuse au fatalisme. " Il faut faire échec aux stratégies de restructurations d’autant plus socialement inacceptables qu’elles sont économiquement peu justifiées. Quand M. Seillière dit que négocier sur les restructurations est au dessus des forces des partenaires sociaux, il parle certainement au nom du MEDEF, mais certainement pas de la CFTC. " poursuit-il.
La CFTC appelle tous les personnels des centres d’appels à être très vigilants sur l’évolution de leurs horaires de travail voulu par le patronat français.

" L’imagination et notre détermination à préserver cette humanité sont les moteurs des syndicalistes CFTC. Il faut se battre ensemble afin de parvenir à inverser la tendance lourde du " moins disant social " qui régie l’économie néo-libérale actuelle " conclut -il. Rappels: les employeurs n’ont jamais vraiment voulu organiser socialement le secteur et n’ont toujours agi que sous la pression (" discussions " pendant plus de dix ans pour créer une convention collective).
Ils n’ont voulu avancer que lorsque la question s’est posée d’un rattachement à des conventions collectives " avantageuses " dont la CCNT (1998/1999) – cf. demande CFTC formulée par J.-F. Vanneste.
Le 13 août 1999, la convention collective des prestataires de service dans le tertiaire est signée mais non étendue aux centres d’appels car le SMT (Syndicat Patronal du Marketing Téléphonique) estimait qu’elle n’apportait pas la souplesse nécessaire pour le recours aux CDDs d’usage. L’avenant de septembre 2001 sur le champ de cette convention, signé entre autres par la CFTC, permet l’extension du champ d’application aux centres d’appels non intégrés
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