| C’est
mardi 8 février au siège de FRANCE
TELECOM qu’aura lieu la signature de l’accord
salarial 2005 pour les 17 000 salariés
de droit privé.
« Un accord
au rabais », s’indigne Patrice
Diochet, Délégué Syndical
Central.
« 0.8% d’augmentation au 1er
janvier et 0,4% au 1er septembre pour les non
cadres avec une mesure managériale de 1,1%
en moyenne, et une mesure managériale de
2,3% pour les cadres : c’est se moquer
des salariés qui se sont pleinement investis
en 2004 afin de continuer à redresser l’entreprise !
Nous ne sommes même pas au niveau du coût
de la vie », poursuit-il. « D’ailleurs
un tiers des salariés non cadres n’ont
pas eu de mesure managériale en 2004.»
Avec le redéploiement des activités
de France Telecom, les nombreuses restructurations
à venir et le changement du statut de l’entreprise
en droit privé, les salariés de
France Telecom concernés par cet accord
attendent des mesures encourageantes et un message
fort de la direction (10 260 cadres et 6 750 non
cadres).
La CFTC France Télécom, qui a toujours
été signataire de l’accord
salarial jusqu’alors, a écrit au
Président Thierry Breton afin de demander
l’ouverture de négociation annuelle
obligatoire, dictée par la loi, pour l’ensemble
du personnel, quelque soit son statut, fonctionnaire
ou salarié de droit privé, sans
discrimination aucune.
Pour Patrice Diochet « la mise en place
d’un plan de rigueur général
(plan TOP) ne doit pas être synonyme de
désinvolture envers le personnel. Ce projet
d’accord est inconcevable, et sans rapport
avec les objectifs qui sont demandés sur
le terrain. »
Alors que les Instances Représentatives
du Personnel ont été instaurées
par la loi, l’année inaugurale 2005
risque de démarrer par l’arrêt
du dialogue entre La Direction, ses représentants
syndicaux et ses élus.
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