France Telecom: CFTC redoute des "suppressions d'emplois massives"

Des "suppressions d'emplois massives" sont à prévoir au sein de France Telecom et de ses filiales, selon la CFTC qui s'est dite vendredi "écoeurée" par l'attitude de l'Etat et des dirigeants de l'entreprise, au lendemain du conseil d'administration.

"Nous sommes assez écoeurés car les salariés sont floués, à partir du moment où il a été décidé de virer le président sans connaître la stratégie du gouvernement pour France Telecom", a affirmé Patrice Diochet, délégué central CFTC de France Telecom.
Des "suppressions d'emplois massives" vont avoir lieu au sein de la maison-mère et des filiales Wanadoo, Orange ou encore Pages jaunes, selon M. Diochet.

Ce dernier s'est en outre inquiété de la situation des salariés actionnaires qui "sont punis deux fois: une première fois, parce que leurs actions ont été bloquées pendant cinq ans dans le fonds commun de placement et une deuxième, parce qu'il va sans doute y avoir une nouvelle ouverture du capital et que la valeur de leurs actions va être divisée par trois ou quatre".

Le délégué central se dit également écoeuré par l'attitude de l'Etat qui, selon lui, a poussé France Telecom à investir dans l'opérateur allemand Mobilcom avec pour préoccupation les relations politiques entre la France et l'Allemagne. Dans ce cadre, Michel Bon fait figure de "bouc-émissaire", a estimé M. Diochet.