Bonjour a chacune et à chacun.

Il me revient le redoutable honneur de vous présenter le rapport d’activité de la mandature qui s’achève avec ce congrès.

Je dis redoutable, non pas parce qu’il n’y aurait rien à dire, mais parce que ce rapport d’activité de presque 70 pages vous l’avez reçu il y a plusieurs mois de cela.

Vous avez donc eu tout loisir de l’examiner, le triturer, en parler en bureau et en conseil de votre syndicat, bref en faire le tour.

C’est pourquoi il me semble plus approprié, non pas de vous le relire ou d’en faire une synthèse qui collerait au texte que vous avez reçu, mais plutôt de m’appuyer sur le rapport écrit pour développer ou mettre en lumière certains points, voire certains axes, qui n’y ont par été abordés ou mis suffisamment en exergue.

Rassurez vous, il ne s’agit pas cependant de créer un second rapport d’activité qui n’aurait rien à voir avec le premier. Je souhaite simplement poser ici et là un ou des éclairages légèrement différents tout en restant fidèle au plan du document qui vous a été transmis.

Le rapport d’activité débute par nos instances.

Comme indiqué le Bureau Fédéral et le Conseil Fédéral sortants ont fait du bon travail.
Le Conseil Fédéral s’est réuni 15 fois depuis le dernier congrès. Les décisions qu’il a prises ont permis, entre autres, de dépasser la perte de prés de 400.000€ de recettes qui nous a affecté.   Celle-ci  est liée à la perte de notre représentativité au sein de l’entreprise France Télécom/Orange.
Sans ses décisions difficiles ce congrès ne se tiendrait pas.
Je renouvelle également mes remerciements aux dirigeants des syndicats pour leur sens du bien commun en la matière. Nous avons su faire front ensemble là ou d’autres auraient baissés les bras. Nous pouvons être fiers les uns des autres.

Concernant les groupes de travail et les Commissions.
La gestion de la fédération ne peut se faire sans les commissions et groupes de travail et les membres qui les composent.
Parfois, quand on est pas plongé dans l’activité fédérale au plus prés, on peut avoir l’impression que tout soudain des décisions sortent d’on ne sais ou.
Il n’en est rien. Chaque décision est le fruit d’un travail de réflexion et celui-ci est souvent mené par les membres de ces groupes de travail et de commissions. La fédération n’est pas une structure dirigée par un ou deux potentats. C’est une structure démocratique qui se veut faire appel au plus grand nombre de débats internes possibles.
Certes au bout du bout il y a quelqu’un qui doit trancher et faire pencher la décision dans un sens ou un autre, si une franche majorité ne se dégage pas, mais s’il n’y avait personne pour prendre ce rôle là nous serions tous dans un beau cloaque.
Je tiens à remercier les membres de ces groupes de travail et de ces commissions pour leur implication dans la vie démocratique de notre fédération.

L’Union Fédérale des Retraités.

L’UFR est une constituante indispensable de notre fédération.
Nos militants prennent de l’âge et arrivent de plus en plus nombreux au moment du passage à la retraite. Nous avons encore besoin de leur aide, de leur savoir faire, de leur implication, du soutien financier que représentent leurs cotisations. Et il est également indispensable que de leur coté ils trouvent intérêt à rester adhérents. Non seulement ils doivent y trouver intérêt mais c’est notre rôle, notre façon de les remercier de leurs années d’engagements au service de la CFTC, que de mettre à leur disposition aides et avantages en relation avec leur nouvelle situation sociale de retraités. La constitution de Sections de retraités dans tous les syndicats est impérative si nous ne voulons pas qu’ils se lassent et partent vers d’autres horizons. Une fois passés les élections de 2014, voire même sans attendre 2015, il faudra nous atteler tous à cette tache vitale. Mais sans attendre, je veux saluer le dynamisme nouveau qu’a su redonner la nouvelle équipe dirigeante de l’UFR.

Le Secrétariat Fédéral.

Le secrétariat fédéral est passé de 12 militants en 2010 à 8 aujourd’hui. Ceux qui sont partis n’ont pas tous été remplacés, afin de peser le moins possible sur l’enveloppe de JAS ou de CTC octroyés par La Poste ou Orange.
Le secrétariat fédéral est au service de l’ensemble du mouvement que ce soit pour les tirages, l’aide à la gestion des trésoreries et d’INARIC, la formation et ses contingences logistiques et de facturations, le juridique, etc.
Le secrétariat fédéral est plus un centre de profit qu’un centre de cout. Il permet la mise en commun au niveau national de nombre de postes de dépenses et ainsi il permet de diminuer pour l’ensemble du mouvement les couts de ce que chacun devrait payer si nous agissions en ordre dispersé.
Je veux ici insister sur ce point, alors que 2014 sera une année d’élections pour nos deux plus importantes sections d’entreprise. Le secrétariat fédéral a été doté de matériel permettant des tirages importants en nombre à des prix très contractés. De même nous avons négocié des tarifs d’achat du papier à des prix très réduits. Tout cela n’a pas été fait pour faire plaisir à tel ou tel responsable. Cela a été fait et validé par le Conseil fédéral pour être en mesure d’aider les syndicats et les sections d’entreprises. Il serait dommage que cet effort décidé par le Conseil fédéral soit vain. Il serait dommage, alors que tout ceci existe et est à disposition, que des syndicats se lancent dans des achats ou des locations de matériels risquant de mettre en danger leurs équilibres financiers et donc rapidement leurs capacités à mener des actions sur le terrain.
Ici, comme souvent, l’union fait la force et on négocie mieux lorsqu’on représente une cinquantaine de structures que lorsqu’on en représente qu’une.
Cet effort se traduit également par un fort investissement de la section nationale la poste qui a décidé de faire effectuer des tirages et envois vers les bureaux et services ou nous ne sommes pas présents. Ces tirages et envois sont effectués par la plateforme logistique de Rouen. C’est un pari important qu’a pris là cette section. Cela représente une part conséquente  de son budget. C’est un pari important et qui pourrait se révéler déterminant s’il permet de constituer des listes pour les élections aux Comités Techniques dans les directions ou nous n’étions pas représentés en 2011. N’oublions pas qu’à la poste, là où nous sommes présent nos scores sont en règle générale au dessus des 10%. Ce qui nous affaibli ce sont les zones blanches de toute présence CFTC.

Je reviens un instant sur l’aide juridique qu’apporte le secrétariat fédéral. Là également si chacun devait se débrouiller dans son coin, la facture serait toute autre et probablement pour des services moindres. En effet au delà de la constitution des dossiers et de la représentation de la CFTC auprès des tribunaux, combien de conseils, d’études de cas, de suivis ou d’anticipations qui ne pèsent pas sur nos finances et rendent de grands services à nos militants, à nos adhérents. Le service juridique est un vrai point de fidélisation au service des syndicats et des sections.

La Formation syndicale.

Je ne n’aborderai pas la formation. Le secrétaire général adjoint en charge de ce domaine en parlera lui même tout à l’heure.

Le Secteur des Postes.

Depuis la création de la section nationale la poste, le secteur des postes était comme orphelin. Certes l’essentiel des activités y était effectué, notamment tout ce qui concernait les négociations de branches et particulièrement les négociations portant sur la création d’une convention collective des entrepreneurs postaux. Mais il faut le constater, le secteur était devenu, de fait, le parent pauvre du binôme Secteur des Postes / Section Nationale La Poste.

Le fait de faire le choix de mettre un membre du secrétariat fédéral quasi à plein temps au service des secteurs a donné une assise solide et stable à ceux-ci.
Cette assise le représentant choisi et proposé par la section la poste pour prendre la charge de président du secteur a su non seulement pleinement l’utiliser, mais la dynamiser et la démultiplier. C’est ainsi qu’en un peu plus de 2 ans et demi le secteur des postes a pris une toute autre dimension. Cette nouvelle dimension s’est vue dernièrement saluée par les dirigeants de La Poste eux mêmes. Ceux-ci ont indiqué que les résultats obtenus par la CFTC dans les entreprises du groupe La Poste, hors la maison mère, ne comptaient pas pour rien dans la reconnaissance faite à la CFTC du droit de siéger au sein dans ce qui tiendra lieu de comité de groupe.
Ce développement au sein des diverses entreprises du secteur est d’autant plus nécessaire, voire indispensable, que du fait hélas de la baisse des effectifs programmée au sein de La Poste maison mère, les effectifs de nos adhérents postiers ont tendance à également  mécaniquement diminuer.
Il ne faut pas nous le cacher, notre fédération vie un moment délicat de son histoire. Depuis la loi d’aout 2008 les comptes des fédérations sont scrutés et le poids relatif entre les rentrées d’argent venant des cotisations et celles venant des diverses autres sources est examiné. Or avec moins de 8.000 adhérents notre fédération a des difficultés à être totalement libre des autres sources de financement. Il n’en est que plus important que nous restions soudés de façon à montrer à chacun que la 8 ème fédération en poids que nous sommes au sein de la confédération doit être un pôle de rassemblement, de mise en commun des forces CFTC. Ceci d’autant plus que notre organisation en syndicats géographiques d’un coté et en secteurs et sections d’entreprises d’un autre coté a montré sa pertinence. Nos taux de pénétrations, je veux dire par là les % entre le nombre de nos adhérents et les effectifs des entreprises et services, en attestent. Il en va de même pour ce qui concerne le niveau de notre apport au maintien de la représentativité de notre Confédération. Celui-ci ramené aux nombre de salariés que nous couvrons est l’un des deux ou trois les plus important. Il en va de même pour ce qui concerne la qualité du suivi de nos militants, et du suivi  des désignations des délégués syndicaux ou des représentant syndicaux dans les entreprises.
Même si j’ai depuis longtemps eu, et j’ai encore, une faiblesse pour une organisation en syndicats nationaux d’entreprise, il faut bien le reconnaitre, outre que la création de tels syndicats nous couperait des forces vives que sont les Présidents, les secrétaires, les trésoriers et les membres des bureaux et conseils de chacun des syndicats géographiques. En effet ces syndicats géographiques devraient alors disparaitre, un même adhérent ne pouvant adhérer à deux syndicats distincts. Cette création nous ferait courir le risque de perdre ce plus que représente le partage des expériences différentes de chacun.
Pour ma part je suis persuadé que l’adage qui dit « le partage de nos différences nous fait grandir », exprime  une réalité.
Agrégeons de nouveaux secteurs, bâtissons un nouvel équilibre en nous enrichissant d’expériences autres et en faisant profiter nos possibles nouveaux compagnons de route de nos savoir faire organisationnels et de la rigueur et la clarté de gestion que nous ont appris nos métiers.
Je suis bien conscient que des évolutions de cette ampleur ne se décident pas dans la précipitation ni ne se décrètent. Il y faut de la diplomatie, du respect de chacun, de la psychologie. Mais ce sont là autant de qualités dont ont déjà fait montre les actuels responsables confédéraux.
Il serait quand même extraordinaire que nous ne puissions pas réussir en interne ce que des formations politiques viennent de réussir, alors que les intérêts qu’avaient à défendre les uns et les autres étaient probablement d’un tout autre niveau financier.
Ce renforcement de notre fédération ou cette création d’un nouveau pôle au sein duquel nous aurions une large place, est l’un des axes pour lequel qu’il faudra nous mobiliser dans la mandature à venir.
Encore faut il pour aider à cela que nos syndicats remplissent pleinement leurs missions.
Je suis conscient qu’il est difficile de s’investir à la fois dans son entreprise et dans le fonctionnement du syndicat au service de toutes les sections d’entreprises qu’il couvre. Dans le suivi et dans le soutien à ces sections et à celui de leurs militants. Les journées n’ont que 24 heures et il est indispensable que chacun ait le temps nécessaire à une saine vie de famille, épanouissante pour lui, ou elle, et pour les siens.
Mais ce travail nous est là aussi vital. Ceux et celles qui le mènent doivent recevoir l’expression de la reconnaissance de notre mouvement sous des formes tangibles à déterminer et qu’il conviendra là également de rechercher et de mettre en place.

Mais je reviens au secteur des postes. Du beau travail, des exemples d’investissements militants à suivre il faut le souligner.

Sur ce secteur comme sur les autres points ou chapitres du rapport d’activité qui vous a été transmis il y a plusieurs mois, je vous l’ai dit tout à l’heure, je ne reviendrais pas sur tel ou tel point particulier. Cette présentation, je le répète n’est pas une redite plate. Ce serait un peu lassant. Ceci ne vous empêche pas de poser toutes les questions que vous souhaitez sur l’un ou l’autre de ces points particuliers. En coordination avec les différents responsables nous sommes à votre écoute.

Le secteur des télécommunications et des centres d’appels.

Le « et des centres d’appels » est important car il nous ouvre sur la convention collective des prestataires de services. Il nous permet de ne pas nous occuper uniquement des donneurs d’ordres, mais également de ceux qui subissent les contrats imposés par ces donneurs d’ordres. Nous occuper des deux faces de cette même pièce est un plus indéniable pour les salariés qui travaillent dans l’un et l’autre type d’entreprise. Nos concurrents de la CFDT, par exemple, l’ont bien compris.
Dans ce secteur, il faut le dire, jusqu’en juin de cette année les choses ont avancées cahin-caha, reposant principalement sur des engagements individuels. Ces engagements ont été heureusement effectués par des personnalités compétentes et de bon sens, mais il a manqué la définition clairement débattue et posée du sens global, du mouvement d’ensemble, dans lequel s’inscrivait chacune de ces décisions.
Nous touchons ici les limites de l’exercice actuel des charges de travail des militants. Aujourd’hui soit le militant est issu de La Poste ou d’Orange et nous pouvons le faire bénéficier d’un temps partiel ou complet à dédier au militantisme tout en continuant à être payé par son entreprise de rattachement et à avoir des possibilités d’évolutions de carrière, soit rien ou quasi rien. C’est à cause de cela que ce secteur n’a pu mieux s’organiser.
C’est une situation qui n’est pas saine. Nous ne devrions pas avoir à nous priver de compétences et encore moins à demander l’aumône à des directions. Il est indispensable que nous arrivions à mettre en place d’autres solutions. Ces solutions seraient peut être plais aisément trouvables si nous disposions des moyens financiers auxquels nous sommes en droit de prétendre.
Je parlais tout à l’heure des diverses sources de financement. Les sommes que les OPCA, Organismes Paritaires Collecteurs Agrées, versent au titre de la formation ou de l’aide au paritarisme font parie de ces sources possibles. Or par exemple, si La Poste dont la contribution  ne doit pas passer inaperçue, verse des sommes très importantes à l’AGEFOS, son OPCA de rattachement, depuis 2005, notre fédération qui est quand même la première concernée n’a toujours rien vu. Si je ne doute pas de la volonté de justice, ni de celle de rendre à César ce qui appartient à César, de la Confédération, il n’en demeure pas moins que nos diverses demandes en ce sens restent lettre morte depuis 3 ans.
C’est là également un chantier qu’il faudra mener à bien lors de la prochaine mandature. Chantier d’autant plus délicat qu’il risque d’être impacté par les conséquences de l’annonce faite par le Président de la République, d’une remise à plat de l’ensemble des dispositifs régissant la formation professionnelle. Il n’en demeure pas moins que l’injustice pour ne pas dire plus ne doit plus perdurer. Tout travail mérite salaire et en l’espèce, c’est nous qui faisons le travail.

La Section Nationale La Poste.

Cette section a connu plusieurs changements de cap dans ses relations avec les directions de La Poste depuis mai 2010.
Heureusement elle repose sur des militants aguerris qui ont su tirer profit des diverses expériences menées.
Le fil du dialogue a été renoué, notamment et particulièrement sous l’impulsion du précédent Président de la section. La section a su, tout en restant ferme sur nos valeurs, à commencer par celle du respect du à toutes les Personnes, nous faire retrouver une capacité d’influence qui va au delà de notre poids dans les élections.
Les relations entre la section la poste et la fédération ont été parfois mouvementées. Même si ni les uns ni les autres ne l’avions anticipé, cette situation était, à la réflexion, prévisible. Elle existe également, même si elle se traduit différemment, avec la section France Télécom/Orange.
Pourquoi était ce prévisible ? Parce que pendant longtemps les dirigeants ou au moins l’un des dirigeants de l’une et l’autre section ou auparavant de l’un ou l’autre secteur, était également un des dirigeants de la fédération.
Cette situation simplifiait bien des choses, mais dans le même temps elle entrainait des confusions. Certains pouvaient ne pas savoir, ou comprendre, qui signait tel ou tel courrier ou qui rencontrait telle ou telle direction, le responsable de la section ou le responsable de la fédération, les deux casquettes étant posées sur la même tête.
Heureusement, entre Personne de bonne volonté ayant pour but commun la défense de nos adhérents et plus globalement des salariés, nous avons su trouver des points de soutien et d’entraide, qui font qu’aujourd’hui nous fonctionnons en bonne intelligence.
La nouvelle équipe élue en mars 2013 montre sa capacité de prise en main des situations collectives et individuelles et d’anticipation vis à vis des élections de 2014 et il se dégage d’elle une volonté de travailler en cohésion les uns avec les autres. Il n’y a là que des bonnes nouvelles.

La Section Nationale Orange.

La section nationale orange s’est retrouvée en situation particulière et difficile à l’issue des élections de 2011 du fait de la perte de la représentativité au niveau national au sein de l’entreprise.
Ses dirigeants se sont tournés vers la fédération et ont demandé,;d’une part pour des raisons de baisse drastique du nombre d’heure de délégation nationalement disponible et d’autre part dans le but de former une équipe de choc; à mettre en place une nouvelle organisation réduisant le nombre de membres du bureau de la section. Les membres de cette équipe devaient prendre en charge  des responsabilités d’animations, de réflexions et de représentations.
Après examen des avantages et des désavantages qu’il pouvait y avoir à tenter l’expérience de ne plus passer par l’élection de 25 membres par une assemblée générale comme c’était jusque là le cas, mais par une cooptation d’un nombre réduit de  8 membres, le Conseil Fédéral a décidé de valider cette demande. Nous verrons lors des élections de 2014 si ce pari là s’est révélé pertinent.
L’équipe actuelle a mené à bien les élections CCP et par le choix de faire des listes de coopération avec la CGC a réussi à nous permettre d’avoir un élu au niveau national alors que nous n’en avions aucun jusqu’a présent. Concernant les élections au conseil d’administration le choix fait a été celui de se présenter seul devant les électeurs. Ce choix a permis de constater un maintien de notre poids auprès des personnels.
Ces résultats sont de bon augure et le pari du resserrement du bureau pour un accroissement du professionnalisme de ses membres semble aujourd’hui porteur. Il faut saluer le travail des membres de cette équipe et au delà d’eux des responsables CFTC auprès des diverses directions.

La vie des autres sections nationales en tant que structures.

Le moins que l’on puisse en dire, c’est que la vie des autres sections nationales n’est pas un long fleuve tranquille. Les militants de ces sections ont eu souvent moins que d’autres l’habitude du travail au sein des syndicats, avec le frottement quasi au quotidien avec les diverses structures de la fédération, avec le travail en équipe, les réunions de bureau ou de conseil, bref tout ce qui fait l’ordinaire du fonctionnement, du travail en syndicat. De ce fait ils perçoivent souvent moins bien quelles seront leurs propres charges et obligations lorsqu’il accèdent au bureau de leur section et n’ont pas l’habitude des chemins à utiliser ou des personnes à contacter lorsqu’ils ont des besoins. En cela l’exemple des difficultés exprimées par la section LaSer Contact, que j’ai tenu à faire figurer dans le rapport d’activité écrit que vous avez reçu, est significatif.  Il montre bien que même quand il s’agit de section nationale, il faut que les syndicats qui ont en leur sein des adhérents et à fortiori des délégués syndicaux ou délégués du personnel de ces sections, aient des réunions régulières avec eux. Ils doivent prendre de leurs nouvelles, organiser des suivis, montrer qu’ils sont là en soutien.
Cependant, malgré ces difficultés, nous ne cessons de nous développer et d’intégrer de plus en plus d’entreprises. Continuons donc nos efforts et là également saluons les efforts et les engagements de ces militants qui ne bénéficient pas d’autant de facilitées horaires ou règlementaires qu’au sein des entreprises La Poste ou Orange.

Autres structures et actions Européennes.

Notre fédération ne vit pas dans une bulle, les entreprises dont nous avons la responsabilité non plus.
Il nous faut donc être présent et attentif aux évolutions possibles ou mises en place par les divers ministères, d’ou la nécessité qui est la notre d’être présent au sein des structures interne CFTC qui rencontre régulièrement ministres et hauts fonctionnaires.

Il en va de même pour l’Europe. Aujourd’hui la plupart des lois nouvelles qui définissent les règles de fonctionnement au sein des entreprises ne sont que la transposition par l’Etat français de directives prises au niveau européen. Nous ne pouvons pas rester simples spectateurs. Il nous faut essayer de peser, d’avoir notre mot à dire, et essayer d’organiser de réels contres pouvoirs au niveau européen.
Nous nous y employons et même si les choses ne sont pas simples et c’est un euphémisme, en matière d’organisation du syndicalisme au niveau européen et de relations entre les représentants des salariés et les diverses structures européennes, nous ne lâcherons pas l’affaire. Les impacts possibles sur le quotidien des personnels de nos entreprises sont trop importants.

Conclusion.

Je ne reviendrais pas sur la conclusion écrite. Je dirais simplement que j’ai l’impression que les uns et les autres nous avons bien travaillé au cours des trois années et demie qui viennent de s’écouler.
Il n’y a pas de raison que ce bon travail ne donne pas des résultats satisfaisants dès l’année prochaine.

Je passe maintenant la parole à Denis pour le dossier formation.