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Autres accords
Aide au paritarisme
Les partenaires sociaux de la branche des télécommunications
entendent par le présent accord achever la négociation
sur les moyens du droit syndical en se dotant des moyens permettant
de faire fonctionner les instances paritaire prévues par
la convention collective nationale des télécommunications
du 26 avril 2000 : CPNE et observatoire des métiers, ainsi
que promouvoir une négociation collective de qualité
dans la branche.
A cette fin, ils décident dinstituer une contribution
financière spécifique des entreprises relevant du
champ dapplication de la convention collective des télécommunications,
visant à assurer la prise en charge des frais du paritarisme
tels que lindemnisation des frais des participants, le fonctionnement
des instances paritaires et de leur secrétariat ainsi que
la réalisation détudes ou rapports nécessaires
à la finalité des instances paritaires.
En outre, ils conviennent, quen labsence de disposition
légale en la matière, une fraction de cette contribution
sera destinée à permettre aux organisations syndicales
et demployeurs représentatives dans la branche dassurer
la participation, la communication, linformation, le suivi
et le développement des actions menées paritairement
par la branche.
Article I : Contribution des entreprises de
la branche
Les organisations signataires du présent accord conviennent
dorganiser la contribution autour du budget nécessaire
au bon fonctionnement du paritarisme. Ce budget est estimé
à sept cent dix sept mille euros.
Afin de disposer des ressources nécessaires au financement
de ce budget, il est institué, à compter de la publication
de larrêté dextension du présent
accord, une contribution annuelle à la charge des entreprises
entrant dans le champ dapplication de la convention collective
des télécommunications.
Au regard des besoins ci-dessus envisagés et des estimations
portant sur la masse salariale de la branche, les organisations
signataires du présent accord conviennent dinstituer
pour les entreprises de 10 salariés et plus, une contribution
de 0,33 de leur masse salariale annuelle (précédent
lannée de la collecte) et une contribution annuelle
forfaitaire de 150 euros à la charge des entreprises de moins
de 10 salariés, au sens de larticle L 951-1 du code
du travail. Par ailleurs, aucune entreprise ne devra supporter à
elle seule plus de 30% du budget déterminé ci-dessus.
La contribution au titre de lannée 2002, assise sur
la masse salariale 2001, sera proportionnelle au nombre de mois
restant à courir entre la publication de larrêté
dextension du présent accord et le 31 décembre
2002.
En janvier de chaque année, le conseil dadministration
de lassociation de gestion du paritarisme, dont la création
est prévue ci-après, ajustera le taux dappel
de la cotisation, dans la limite de 110% du montant de la contribution
fixée ci-dessus, en fonction du budget défini ci-dessus
et des estimations de la masse salariale de la branche.
Il est en outre créé une réserve de stabilité
alimentée par les excédents constatés à
la fin de chaque exercice au titre de lobservatoire, de la
CPNE ou du suivi des actions paritaires, permettant, en tant que
de besoin, de lisser le taux dappel de la cotisation.
Article 2 : Recouvrement de la contribution
La contribution prévue à larticle précédent
est recouvrée annuellement, et distinctement des contributions
relatives à la formation professionnelle, par lorganisme
paritaire collecteur agréé des fonds de la formation
professionnelle de la branche, pour le compte de lassociation
paritaire de gestion du paritarisme prévue à larticle
4 ci-après.
Une convention figurant en annexe et précisant les modalités
du recouvrement de la collecte est signée entre les organisations
signataires du présent accord et lOPCA.
LOPCA devra tenir une comptabilité distincte de celle
tenue pour les fonds de la formation professionnelle.
Article 3 : Affectation du budget des
dotations professionnelles
Les signataires du présent accord conviennent que le budget
prévu ci-dessus doit permettre de faire fonctionner les instances
paritaires dans les conditions suivantes :
· Le financement des frais de fonctionnement de lobservatoire
paritaire des métiers des télécommunications
et la réalisation de ses travaux dans la limite de 23%
· 5 % sont destinés au financement des frais de fonctionnement
et à la réalisation des travaux de la CPNE des Télécommunications.
· Le solde, après déduction des frais dûment
justifiés de recouvrement par lAUVICOM et des frais
de tenue comptable par lassociation de gestion du paritarisme
évalués à 5% du budget global, est réparti,
pour le compte de lassociation de gestion prévue à
larticle 4, dans la limite de la moitié pour le collège
des organisations syndicales de salariés, quel que soit leur
nombre, dès lors quelles sont représentatives
au plan national à ce jour ou ultérieurement, et la
moitié pour le collège des organisations professionnelles
demployeurs représentatives de la branche à
ce jour ou ultérieurement, quel que soit leur nombre.
Ce solde est destiné à permettre aux organisations
syndicales de salariés et aux organisations professionnelles
demployeurs dassurer, pour le compte de lassociation
de gestion prévue à larticle 4, la préparation,
la participation, la communication, linformation, le suivi
et le développement du paritarisme et des actions des organismes
paritaires propres à la branche.
Cette dernière partie de contribution ne peut se cumuler
avec toute autre contribution dorigine légale, réglementaire
ou conventionnelle (au niveau interprofessionnel) ayant le même
objet de financement de la représentation syndicale ou du
paritarisme que ce soit au titre de la branche ou de lentreprise.
Elle viendrait à disparaître si le dispositif légal,
réglementaire ou conventionnel était plus favorable.
Article 4 : Création
dune Association de gestion du paritarisme
Les signataires du présent accord conviennent de créer
une association paritaire de gestion du paritarisme, dont les statuts
sont annexés, composée dun représentant
par organisation syndicale signataire du présent accord et
dun nombre égal de représentants des organisations
représentatives demployeurs.
Cette association a pour objet de fixer annuellement le taux dappel
des cotisations, de gérer les contributions et la réserve
de stabilité, de veiller à leur répartition
conformément à laffectation prévue à
larticle 1, de sassurer de la bonne gestion des actions
de la CPNE et de lobservatoire des métiers, et plus
généralement dassurer la communication, linformation
et le suivi des actions menées paritairement par la branche.
Les organisations syndicales de salariés et les organisations
professionnelles demployeurs, la CPNE et lobservatoire
des métiers lui adressent chaque année un bilan de
leurs actions et de lutilisation des fonds qui leur ont été
alloués.
Article 5 : Bilan dapplication
Les signataires du présent accord conviennent de se revoir
3 ans après la publication au Journal Officiel de son arrêté
dextension, afin de faire un bilan des conditions dapplication
du présent accord et den tirer les conséquences
à la lumière de lévolution de la situation
de lemploi dans la branche.
Article 6 : Publicité et entrée en vigueur
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée
et pourra être révisé ou dénoncé
dans les conditions prévues par les articles L 132-7 et L132-8
du code du travail.
Les parties signataires conviennent de le déposer et den
demander lextension.
Il prendra effet à compter de la publication au Journal Officiel
dudit arrêté dextension.
Fait à Paris, le 12 avril 2002
UNETEL-RST
CFTC
CFDT - CFE-CGC - CGT - FO
Observatoire des métiers
Le rythme fortement accéléré
des innovations techniques et technologiques propre au secteur des
télécommunications, la diversification des produits,
des services et le développement de leur utilisation entraînent
une transformation continuelle des métiers que la branche
a souhaité être en mesure danticiper.
En conséquence, les signataires de la convention collective
ont entendu, au chapitre 5 du titre 6 de ladite convention collective,
mettre en place un observatoire paritaire des métiers des
télécommunications destiné à assurer
une veille prospective sur lévolution des métiers
du secteur, tant au plan national quinternational, afin danticiper
leur transformation, leur naissance, voire leur obsolescence.
Article 1 : Composition et Fonctionnement de l 'Observatoire
1-1 Forme juridique
Il est créé un observatoire des métiers des
télécommunications, sous forme dune association
loi 1901.
1-2 Durée
Lobservatoire des métiers est créé pour
une durée indéterminée, sous réserve
des dispositions de larticle 3-2.
1-3 Conseil dAdministration
Paritaire
1-3-1 Composition
Lobservatoire est administré par un conseil dadministration
paritaire composé dun représentant de chaque
organisation syndicale de salariés signataires du présent
accord et dun nombre égal de représentants des
organisations professionnelles demployeurs.
1-3-2 Pouvoirs
Le conseil dadministration paritaire dispose des pouvoirs
suivants :
Dans le cadre dun programme triennal
de travail préalablement défini en commission mixte,
il adopte, chaque année, le cahier des charges de lobservatoire
pour lannée à venir et le budget prévisionnel
correspondant.
- Il confie au responsable de projet le pilotage
des actions à mettre en uvre
- Il décide, en tant que de besoin, de
la création de groupes de travail ad hoc et des objectifs
qui leur sont assignés
- Il suit, en tant que de besoin, les travaux
des groupes de travail et les résultats produits
- Il établit le rapport annuel dactivité
de lobservatoire.
- Il valide les documents produits et en décide
la diffusion
- Il fixe les modalités de communication
1-3-3 Décisions
Les décisions du conseil dadministration paritaire
donnent lieu à un vote par collège. Elles sont adoptées,
si dans chacun des deux collèges respectivement, elles ont
recueilli la majorité des voix des membres présents
ou représentés. Si il y a désaccord entre les
deux collèges, la décision est prise par vote individuel
des administrateurs présents ou représentés
sur la base des deux tiers.
1-4 Présidence
Le conseil dadministration paritaire
élit pour 3 ans, parmi la ou les candidatures proposées
par chacun des collèges un Président et un Vice Président.
Le Président doit être choisi alternativement dans
lun ou lautre collège, et le Vice Président
dans le collège auquel nappartient pas le Président.
Ils assurent la régularité du fonctionnement de lobservatoire
conformément aux statuts et le représentent en justice
et dans les actes de la vie civile.
1-5 Responsable de projet
Le fonctionnement et la gestion de lobservatoire
sont assurés par un responsable de projet salarié
de lobservatoire.
Il reçoit du conseil dadministration les délégations
nécessaires à lexécution des missions
de lobservatoire et rend compte au conseil dadministration.
Afin dassurer les productions, il sappuie sur des groupes
de travail dont il anime et coordonne les missions.
Les groupes de travail sont constitués de moins de 10 personnes
qui participent aux travaux pendant toute la durée de létude
qui leur est confiée.
Suivant létude envisagée, il peut être
fait appel à :
- des capacités dexpertise
dans le domaine étudié
- des opérationnels des entreprises
- des spécialistes des ressources humaines
Le conseil dadministration doit préciser
pour chaque groupe de travail le temps dont il dispose pour effectuer
sa mission, les moyens attribués, les objectifs et les productions
attendus.
1-6 frais de fonctionnement
La part de la cotisation afférente
à lobservatoire, telle que prévue à larticle
3 de laccord sur le financement du paritarisme, est destinée
à faire face aux frais de fonctionnement de lobservatoire.
Ils comprennent :
- La rémunération du responsable
de projet
- La quote-part des frais de domiciliation ( loyer,
électricité, téléphone et internet,
timbres, photocopie, petit secrétariat, fournitures de
bureau etc
)
- Les frais de consultants
- Les frais détudes et de communication
- Le remboursements des frais de déplacements
des membres de lobservatoire dans les conditions prévues
par laccord du 2 décembre 1998 ou des ses avenants.
Article II : Missions de l'Observatoire
Les objectifs de lobservatoire des
métiers sont définis au titre 6 chapitre 5 de la convention
collective des télécommunications.
Parmi ces objectifs, létude de faisabilité a
permis de faire émerger et hiérarchiser un certain
nombre de problématiques communes aux différents acteurs
de la branche.
En conséquence, les parties signataires du présent
accord conviennent que pour la première période triennale
(2002 /2004), lobservatoire assurera les travaux suivants
:
Lanalyse prospective des métiers
- Après un repérage rapide des
principales familles professionnelles et des métiers constitutifs
de ces familles,
- lobservatoire devra identifier et définir
précisément les principaux facteurs dévolution
qui pourront à terme (2 à 3 ans) avoir un impact
sur les métiers des télécommunications,
- il devra anticiper les métiers
qui seront impactés par ces facteurs ainsi que le terme
et la force de cet impact.
Lanalyse de métiers spécifiques
Indépendamment de lanalyse de lévolution
des activités et des compétences requises par les
métiers à forte évolution repérés
dans la démarche prospective ci-dessus décrite, certains
métiers, en raison de limportance de leur effectif
ou de leur évolution, pourront être analysés
prioritairement, si nécessaire, pour prendre en compte leur
devenir.
Lanalyse permanente du secteur
Pour accompagner sa démarche prospective, lobservatoire
a un rôle transverse de veille permanente sur les grandes
activités constitutives de la branche. Après avoir
défini les rubriques nécessaires à lanalyse
transverse du secteur, lobservatoire devra constituer une
base de données des informations nécessaires à
cette analyse en vue de les consolider et suivre leur évolution.
La communication
Lobservatoire doit pouvoir communiquer régulièrement
auprès des tiers et des entreprises sur les travaux quil
mène. Les modalités de communication sont fixées
par le conseil dadministration.
Les signataires de laccord conviennent de se réunir,
à lissue de la période triennale dont dispose
lobservatoire pour mener à bien la mission ci dessus,
pour lui définir les axes de réflexion à mener
et/ou poursuivre certaines actions pour une nouvelle période
triennale.
Article III : Dispositions Diverses
3-1 Révision
Le présent accord peut être révisé
par avenant conclu par les organisations signataires, se substituant
de plein droit aux stipulations du présent accord ou les
complétant.
La demande de révision devra être portée à
la connaissance des parties contractantes par lettre recommandée
avec avis de réception. Elle devra être accompagnée
dun projet sur le ou les articles concernés.
Les négociations débuteront le plus rapidement possible,
et au plus tard dans un délai de deux mois après la
réception de la demande de révision.
Le présent accord restera en vigueur jusquà
lapplication de laccord révisé.
3-2 Dénonciation
Le présent accord peut être dénoncé
dans les conditions prévues à larticle L 132-8
du code du travail.
3-3 Date deffet
Le présent accord prendra effet après
publication au journal Officiel de son arrêté dextension
et de celui sur laccord relatif au financement du paritarisme.
Fait à Paris, le 12 avril 2002
UNETEL-RST
CFTC
CFDT - CFE-CGC - CGT - FO
ANNEXES Statuts de lobservatoire des métiers
des télécommunications
Titre I : OBJET ET SIEGE SOCIAL
Article 1 : Forme juridique
Il est formé entre les signataires de laccord portant
création de lobservatoire des métiers, une association
régie par la loi du 1er juillet 1901.
Article 2 : Domiciliation
Le siège social est domicilié à lUNETEL-RST
6 rue Crevaux 75116 Paris. Il peut être transféré
sur simple décision du conseil dadministration de lobservatoire.
Article 3 : Composition
Les membres de lassociation sont les organisations syndicales
représentatives au plan national et les organisations professionnelles
nationalement représentatives des télécommunications,
signataires de laccord portant création de lobservatoire
ou qui y adhéreraient ultérieurement.
Article 4 : démission
La qualité de membre dune organisation syndicale ou
professionnelle se perd par la démission de celle-ci après
un préavis de 3 mois.
Article 5 : objet
Conformément au titre 6, chapitre V de la convention collective
des télécommunications, lobservatoire des métiers
des télécommunications a pour objet dassurer
une veille prospective sur lévolution des métiers
du secteur, tant au plan national quinternational, afin danticiper
leur transformation, leur naissance, voire leur obsolescence.
Titre II : ADMINISTRATION
Article 6 : Conseil dadministration
Lobservatoire est administré par un conseil dadministration
paritaire composé dun représentant de chaque
organisation syndicale de salariés signataires du présent
accord et dun nombre égal de représentants des
organisations professionnelles demployeurs.
Les administrateurs sont désignés pour 3 ans. Leur
mandat est gratuit et renouvelable.
En cas de vacance dun poste dadministrateur, il est
immédiatement pourvu à son remplacement par lorganisation
syndicale ou professionnelle layant désigné.Le
conseil dadministration paritaire dispose des pouvoirs suivants
:
Dans le cadre dun programme triennal
de travail préalablement défini en commission mixte,
il adopte, chaque année, le cahier des charges de lobservatoire
pour lannée à venir et le budget prévisionnel
correspondant.
- Il confie au responsable de projet le
pilotage des actions à mettre en uvre.
- Il décide, en tant que de besoin, de
la création de groupes de travail ad hoc et des objectifs
qui leur sont assignés.
- Il suit, en tant que de besoin, les travaux
des groupes de travail et les résultats produits.
- Il établit le rapport annuel dactivité
de lobservatoire.
- Il valide les documents produits et en décide
la diffusion
- Il fixe les modalités de la communication
Article 7 : Délibérations du
conseil dadministration
Le conseil dadministration se réunit au moins deux
fois par an et autant de fois quil lestime nécessaire.
Lordre du jour est arrêté par le Président
et le Vice Président selon des modalités qui pourront
être précisées par le règlement intérieur
prévu à larticle 12.
Tout administrateur peut se faire représenter aux réunions
du conseil en donnant procuration sur papier libre à un autre
administrateur appartenant au même collège.
Le conseil ne peut valablement délibérer que si la
moitié au moins des membres de chacun des collèges
est présente ou représentée.
Les décisions du conseil dadministration paritaire
donnent lieu à un vote par collège. Elles sont adoptées,
si dans chacun des deux collèges respectivement, elles ont
recueilli la majorité des voix des membres présents
ou représentés. Si il y a désaccord entre les
deux collèges, la décision est prise par vote individuel
des administrateurs présents ou représentés
sur la base des deux tiers.
Article 8 : Présidence
Le conseil dadministration paritaire élit pour 3 ans,
parmi le ou les candidatures proposées par chacun des collèges
un Président et un Vice Président.
Le Président doit être choisi alternativement dans
lun ou lautre collège, et le Vice Président
dans le collège auquel nappartient pas le Président.
Le Président préside les réunions du conseil
dadministration.
Ils assurent la régularité du fonctionnement de lobservatoire
conformément aux présents statuts et le représentent
en justice et dans les actes de la vie civile.
Ils font ouvrir conjointement au nom de lobservatoire, tout
compte bancaire ou postal. Ils peuvent déléguer leurs
pouvoirs à un ou plusieurs mandataires agréés
par le conseil dadministration.
Ils sont assistés de deux vérificateurs comptables
issus de chacun des collèges.Article 9 Responsable de projet
Le fonctionnement et la gestion de lobservatoire sont assurés
par un responsable de projet salarié de lobservatoire.
Il reçoit du conseil dadministration les délégations
nécessaires à lexécution des missions
de lobservatoire et rend compte au conseil dadministration.
Afin dassurer les productions, il sappuie sur des groupes
de travail dont il anime et coordonne les missions.Article 10 :
Groupes de travail
Les groupes de travail sont constitués dun nombre réduit
de personnes qui participent aux travaux pendant toute la durée
de létude qui leur est confiée.
Suivant létude envisagée, il peut être
fait appel à :
- des capacités dexpertise
dans le domaine étudié
- des opérationnels des entreprises
- des spécialistes des ressources humaines
Le conseil dadministration doit préciser
à chaque groupe de travail le temps dont il dispose pour
effectuer sa mission, les moyens attribués, les objectifs
et les productions attendus.
Article 11 : compte rendu dactivité
Chaque année, lobservatoire doit
communiquer à lassociation de gestion du paritarisme,
un rapport dactivité qui doit permettre, sur la base
des informations dont lobservatoire dispose, dapprécier
la réalisation des objectifs définis par laccord
de branche, les résultats obtenus et les difficultés
rencontrées.
Article 12 : Règlement
intérieur
Le conseil dadministration peut adopter par voie de règlement
intérieur les modalités de fonctionnement de lobservatoire
non prévus par les présents statuts.
Titre III : GESTION
Article 13 : Ressources
Les ressources de lobservatoire proviennent :
- De la quote-part de la cotisation des entreprises
de télécommunications prévue à larticle
3 de laccord sur le financement du paritarisme .
- Des produits financiers
- Des pénalités de retard mises
à la charge des entreprises en cas de versement tardif
de la contribution
- Des subventions, dons et legs acceptés
par le conseil dadministrationArticle 14 : Dépenses
Les ressources de lobservatoire sont employées, conformément
à larticle 1-6 de laccord portant création
de lobservatoire cest à dire au financement
de :
- Les frais de fonctionnement et notamment de
domiciliation ( loyer, électricité, téléphone
et internet, timbres, photocopie, petit secrétariat, fournitures
de bureau etc
)
- La rémunération du personnel
- Les frais de consultants
- Les actions détudes et de communication
- Le remboursements des frais de déplacements
des membres de lobservatoire dans les conditions prévues
par laccord du 2 décembre 1998 ou des ses avenants.
Article 15 : Comptabilité
La comptabilité de lobservatoire est tenue conformément
aux principes comptables généralement admis par les
établissements financiers.
Le bilan de lutilisation des fonds est transmis annuellement,
avec le rapport dactivité prévu à larticle
11, à lassociation paritaire de gestion du paritarisme
qui consolide les comptes.
TITRE IV : MODIFICATION ET DISSOLUTION
Article 16 : Modification des statuts
de lassociation
Les présents statuts peuvent être modifiés par
les signataires de laccord du 12 avril 2002 portant création
de lobservatoire des métiers.
Article 17 : Dissolution de lassociation
En cas de dissolution de lassociation, lactif sera dévolu
à lassociation de gestion du paritarisme
Fait à Paris, le 12 avril 2002CFDT
UNETEL-RST
CFTC
CFDT - CFE-CGC - CGT - FO
Handicapés
Accord sur les orientations de la branche des Télécommunications
en faveur de l'emploi des handicapés (conclu en application
de larticle 4-2-11
de la convention collective des Télécommunications
du 26 avril 2000)
Les nouvelles technologies de la communication
et des télécommunications utilisent des techniques
facilitant les relations entre les hommes qui sont également
de nature à favoriser laction des hommes dans la gestion
des outils de travail et la réalisation des fonctions sociales.
Pour ces raisons, la branche des télécommunications
est à même de jouer un rôle majeur dans lintégration
des personnes handicapées dans la société en
général et dans lentreprise en particulier.
Les signataires précisent que le présent accord ne
vise pas à exonérer les entreprises soumises à
la loi de 1987 de leurs obligations mais à leur permettre
de développer une réelle politique en faveur des travailleurs
handicapés.En effet, particulièrement soucieux de
privilégier linsertion en milieu ordinaire de travail
et le maintien dans lemploi des travailleurs handicapés,
y compris dans les établissements ou entreprises non soumis
à lobligation demploi des handicapés,
les partenaires sociaux de la branche des télécommunications
conviennent par le présent accord, à visée
pédagogique et de portée incitative, de proposer aux
entreprises, un choix doutils qui peuvent concourir séparément
ou simultanément à alimenter leur réflexion
sur ce point et à favoriser la complémentarité
des logiques économiques et sociales dans les télécommunications,
au sein des alternatives qui sont les leurs :
- Lembauche de salariés handicapés
- Le recours à la conclusion de contrats
de sous-traitance de certains travaux auprès du secteur
protégé
- Le versement dune contribution à
lAGEFIPH
- La conclusion dun accord dentreprise
prévoyant la mise en oeuvre dun programme de mesures
en faveur des travailleurs handicapésIls invitent les entreprises
à engager cette réflexion en partenariat avec un
certain nombre dinstances spécialisées :Les
organisations syndicales, lorsquelles sont présentes
dans lentreprise, constituent des partenaires privilégiés
pour sinscrire dans un programme dactions en faveur
des personnes handicapées, dans une démarche progressive,
prévue par accord dentreprise.Conseiller à
la fois des salariés et de lemployeur, le médecin
du travail sappuyant à la fois sur sa connaissance
des postes, de leur environnement et des métiers de lentreprise
joue un rôle central, aux côtés dautres
partenaires. Il peut être une source de proposition en matière
dadaptation de certains postes ou de modification de procédures
de travail pour faciliter linsertion en milieu ordinaire
de travail des handicapés.Au delà de ses missions
traditionnelles en matière de conservation de la santé,
de sécurité et de prévention des dangers,
le comité dhygiène et de sécurité
(CHSCT), lorsquil existe, sest vu confier un rôle
spécifique de consultation sur les mesures prises en vue
de faciliter linsertion ou le maintien au travail des handicapés
notamment sur laménagement des postes de travail.
Une formation spécifique des élus du CHSCT sur ces
questions peut être envisagée dans le cadre des dispositions
de larticle 3-2-5 de la convention collective.Enfin, lAssociation
nationale pour la Gestion du Fonds dInsertion Professionnelle
des Handicapés (AGEFIPH) est également au cur
des partenariats à mettre en place par léventail
des interventions proposées pour apporter des réponses
à toutes les étapes de linsertion des handicapés
notamment par le financement ou le co-financement dun certain
nombre dactions dans le cadre de programmes précis.
Article 1 : Favoriser
lembauche en milieu ordinaire de travail par ladaptation
des situations de travail dans lentreprise
- Un inventaire des postes de travail susceptibles
daccueillir des travailleurs handicapés ou en accueillant
déjà est une mesure de nature à sensibiliser
les recrutements sur ces postes.
- Une réflexion sur ladaptation des
lieux de travail (espaces de travail ou locaux à usage
collectif) pour en assurer laccès aux personnes handicapées
et faciliter leurs conditions de travail dans lentreprise,
peut également être entreprise afin de créer
une dynamique dintégration et pérenniser les
emplois.
- Etudier et mettre en uvre les moyens techniques
voire organisationnels nécessaires à la réduction
de lécart entre les exigences de certains postes
de travail ou matériels et les capacités des personnes
handicapées permet de pérenniser leurs emplois en
compensant la déficience. Afin de favoriser lévolution
professionnelle des salariés handicapés, les entreprises
pourront également veiller à ce que les matériels
adaptés (logiciel spécifique, fauteuil ergonomique
etc
) puissent, dans la mesure du possible suivre le salarié
dans son parcours professionnel y compris dans le cadre dune
mobilité géographique ou fonctionnelle. Ils pourront
également veiller, lors de la mise en place de nouveaux
postes de travail, à faciliter les aménagements
nécessaires pour favoriser la mobilité des travailleurs
handicapés.
- Un aménagement approprié du temps
de travail des salariés handicapés constitue également
une logique dintégration en adaptant leur temps de
travail à des besoins de temps médicaux.
- Le développement dune organisation
du travail sous forme de télé travail, dans le respect
des dispositions conventionnelles en vigueur, est particulièrement
adapté aux salariés à mobilité réduite.
- Lorganisation dun accueil adapté
des salariés handicapés nouvellement embauchés
dans lentreprise (livret daccueil, sensibilisation
du personnel, rencontres avec dautres travailleurs handicapés
déjà intégrés), ainsi que la mise
en place dun tutorat et la préparation de léquipe
qui accueille le salarié handicapé constituent des
moyens de faciliter lintégration.
- La mise en uvre dune communication
auprès de la hiérarchie, des IRP et des membres
du CHSCT visant à inciter les salariés concernés
à entreprendre des démarches auprès de la
COTOREP ou à les accompagner en vue dobtenir la reconnaissance
de leur qualité de travailleur handicapé, favorise
considérablement leurs possibilités dobtenir
ou conserver un emploi notamment par la prise en compte dans lentreprise
de leurs besoins en termes de mobilité, formation ou daménagement
des postes de travail. Par ailleurs, le maintien du salaire des
salariés demandant à se rendre à la COTOREP
pour répondre aux formalités de reconnaissance du
handicap favorise cette démarche .
Article 2 : Favoriser
lembauche en milieu ordinaire de travail par la formation
La formation est un levier pour favoriser linsertion des travailleurs
handicapés en milieu ordinaire de travail. Des synergies
avec AUVICOM pourront être recherchées en ce sens.
- Les stages dinsertion et de formation
à lemploi (SIFE) organisés en lien avec lANPE
et la DDTE peuvent constituer un premier outil dinsertion.
Il en va de même de la conclusion par les entreprises de
stages daccès à lentreprise (SAE) avec
des demandeurs demploi handicapés
- Les contrats dapprentissage et les contrats
en alternance constituent également des outils de préparation
à une activité professionnelle après la formation
éducative en milieu scolaire.
Ces stages ou contrats de formation peuvent également être
suivis de contrat à durée déterminée
avant de déboucher sur un contrat à durée
indéterminée, permettant ainsi aux travailleurs
handicapés daccéder, par phases successives,
à un véritable parcours dintégration
dans lemploi.
- Pour faciliter les mises à niveau des
travailleurs handicapés, les entreprises peuvent également
veiller à ce que les formations organisées dans
le cadre du plan de formation soient adaptées à
leur situation : durée du stage, matériel, intervenants
spécialisés etc
- Le développement de bilans dévaluation
et dorientation à destination des salariés
handicapés permet de faciliter lélaboration
de leur projet professionnel et la construction de parcours professionnels
évolutifs.
Article 3 : Favoriser
lembauche en milieu ordinaire de travail des salariés
handicapés par la mise en place de programmes dactions
concertés
Ý Un accord dentreprise ou détablissement relatif
à lemploi des travailleurs handicapés reconnus
par la COTOREP peut être conclu avec les organisations syndicales
représentatives dans lentreprise pour prévoir
la mise en uvre dun programme annuel ou pluri-annuel
en faveur de lemploi des travailleurs handicapés.
Conformément aux dispositions légales, ces accords,
qui permettent de répartir leffort sur tout ou partie
des établissements dune même entreprise, doivent
impérativement, pour être agréés par
lautorité administrative compétente et disposer
dun caractère exonératoire, prévoir un
plan dembauche en milieu ordinaire du travail, ainsi que deux
au moins des trois actions suivantes :
- un plan dinsertion et de formation équitablement
réparti
- un plan dadaptation aux mutations technologiques pour les
salariés handicapés déjà dans lentreprise
ou létablissement ou en cours de recrutement
- un plan de maintien dans lentreprise en cas de licenciement
Les signataires du présent accord rappellent en outre que
lorsque des concours financiers de lAGEFIPH sont mobilisés
par une entreprise, ils ne peuvent entrer en ligne de compte dans
lévaluation financière nécessaire à
la décision dagrément des accords.
- Les commissions dinformation et daide
au logement, lorsquelles existent, peuvent se saisir des
problèmes rencontrés par les travailleurs handicapés
notamment en matière dadaptation des logements à
leur handicap.
- Si nécessaire, une commission ad hoc
peut être créée au sein du comité dentreprise
afin dexaminer les difficultés dordre professionnel,
social ou éducatif rencontrées par les travailleurs
handicapés de lentreprise et faire des propositions.
Article 4 : Favoriser
linsertion par la sous-traitance de certains services ou travaux
auprès du secteur protégé
Une alternative partielle à lemploi de handicapés
consiste à passer des contrats de fourniture, de sous-traitance
ou de prestation de services avec des centres daide par le
travail autorisé (CAT) ou encore avec des ateliers protégés
ou des centres de distribution de travail à domicile quelles
auront mis en place.Le rôle dintermédiation de
latelier protégé permet aux entreprises dans
un premier temps de se familiariser avec les situations de handicap
et leur compatibilité avec lemploi puis, dans un second
temps, de favoriser le passage du milieu protégé vers
le milieu ordinaire de travail. En permettant aux salariés
handicapés des ateliers protégés dappréhender
le milieu ordinaire de travail et dacquérir des compétences
nouvelles, les entreprises ayant passé des contrats de sous-traitance
avec le secteur protégé, peuvent envisager daccueillir
des personnes handicapées détachées, avec lappui
de lAGEFIPH, afin den apprécier les capacités
professionnelles ou les embaucher directement. Un partenariat avec
les associations gestionnaires du travail protégé
peut ainsi constituer une action innovante de développement
du passage de lemploi protégé vers lemploi
en milieu ordinaire de travail.
De la même façon, le recours a des salariés
intérimaires handicapés, détachés, dans
le cadre des dispositions légales en vigueur, par des agences
de travail temporaire spécialisées, peut permettre
également aux entreprises de se familiariser avec les situations
de handicap et favoriser lintégration.Article 5 : favoriser
linsertion par laccompagnement des actions de lAGEFIPH
Au service des entreprises et des personnes handicapées,
LAGEFIPH tend, par son action, à favoriser laccès
et le maintien dans lemploi des personnes handicapés
en milieu ordinaire de travail.
Les entreprises peuvent bien entendu concourir à ces actions
par le versement dune contribution.
Toutefois, les signataires du présent accord proposent aux
entreprises de Télécommunications, dont par définition
le métier est au cur des nouvelles technologies, de
sassocier plus activement à ces missions en contribuant
à la réduction de la fracture numérique par
le développement ou lexpérimentation de technologies
innovantes, favorisant linsertion professionnelle des handicapés
en milieu ordinaire de travail, le cas échéant avec
le soutien de lAGEFIPH.
Article 6 : favoriser
le maintien dans lemploi des handicapés
Les signataires du présent accord conviennent que lensemble
des outils développés dans les entreprises ne doivent
pas seulement favoriser lembauche de salariés handicapés
en milieu ordinaire de travail mais doivent également être
de nature à faciliter le maintien dans lemploi des
salariés dont le handicap survient à la suite dun
accident quelle quen soit la cause ou dune maladie professionnelle
ou encore ceux dont le handicap saggrave.
Outre les dispositifs précédemment énoncés,
peuvent également y concourir dautres outils tels que
les " contrats de rééducation chez lemployeur
", passés en collaboration avec les organismes de sécurité
sociale ou le temps partiel thérapeutique que les signataires
du présent accord souhaitent voir développés.
Article 7 : Bilan dapplication
Les signataires du présent accord conviennent deffectuer,
dans le cadre de la Commission paritaire nationale pour lEmploi,
un bilan dévaluation de la mise en oeuvre du présent
accord tant sur le plan qualitatif que quantitatif, tous les 2 ans
suivant la conclusion du présent accord.Article 8 : publicité
Le présent accord fera lobjet des formalités
de dépôt et dune demande dextension
Fait à Paris, le 14 juin 2002
UNETEL-RST
CFTC
CFDT - CFE-CGC - FO
Champs d'application
avenant à la CCNT relatif aux
activités Internet texte :
Les signataires de laccord du 2 décembre
1998 et de son avenant du 18 février 1999 relatifs au champ
dapplication de la convention collective des télécommunications
conviennent dapporter les précisions suivantes au champ
dapplication de la convention collective des télécommunications
:
Article 1 : Domaine
Internet
Le champ dapplication de la convention collective des télécommunications
dans le domaine de linternet, tel que prévu au 3ème
tiret du 2ème alinéa de laccord du 2 décembre
1998, sapprécie en référence à
ses domaines dactivité : les réseaux de télécommunication
et/ou les services associés favorisant la communication à
distance.
En conséquence, il concerne :
1) Les fournisseurs daccès Internet cest à
dire les entreprises qui offrent à leurs clients particuliers
ou professionnels, la connexion au réseau Internet.
Ce sont :
- Les fournisseurs ou exploitants de réseau
et dinfrastructure support de tout type de réseau
Internet avec tout type de débit et sur tout type de support.
- Les fournisseurs dadresses IP, de connectivité
vers linternet, de bande passante ou de service dhébergement
de site ou de portail
.2) Les fournisseurs de services de communication
à distance dont lobjectif est doffrir à
leurs clients un ensemble de services permettant de favoriser linteractivité
dans leur activité personnelle et/ou professionnelle .
3) Les créateurs de site Internet ou de portail sattachant
à leur mise en ligne, à lapport daudience
et à la fourniture de services intégrés relevant
du domaine de la communication, favorisant le développement
de linteractivité avec le grand public ou les clients
et entre les partenaires et les collaborateurs de lentreprise.
4) Les producteurs, les agrégateurs et les éditeurs
de contenus destinés à lanimation des sites
ou des portails.
Lensemble de ces dispositions ne fait pas obstacle à
lapplication exclusive de la convention collective des journalistes
dans le cadre des dispositions légales et conventionnelles
en vigueur.
Sont en revanche exclues du champ dapplication de la convention
collective des télécommunications, les entreprises
dont lactivité de services internet ne constitue quun
moyen dans le prolongement de leur activité principale relevant
dun autre champ, couvert ou non par une convention collective.
Article 2 : Les Sociétés
de Gestion de Réseaux Optiques Passifs
Les signataires du présent avenant conviennent que les sociétés
de gestion de réseaux optiques passifs (SGROP), cest
à dire les entreprises dont lactivité principale
consiste à construire, mettre en service et exploiter un
réseau optique sur une emprise terrestre ou fluviale, afin
de proposer un service de location de circuits optiques pour le
compte de clients autorisés par lART ou par le CSA,
entrent dans le champ dapplication de la convention collective
des télécommunications en raison de la similitude
voire de léquivalence de leur activité principale
avec celle des opérateurs visés à larticle
L 33-1 du code des télécommunications explicitement
inclus dans le champ dapplication de la convention.Article
3 : Date deffet - extension - dépôt - publicité
Le présent accord prend effet à sa date de signature.
Il fera lobjet des formalités de dépôt
et de publicité prévues à larticle L
132-10 du code du travail et les parties conviennent den demander
lextension.
Fait à Paris, le 25 janvier 2002
UNETEL-RST
CFTC
CFDT - CFE-CGC - CGT - FO
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