|
La branche professionnelle des télécommunications
Le périmètre du secteur des Télécommunications,
de l'Internet et des centres d'appels
Historiquement, le secteur des télécommunications
de la CFTC est présent et a en charge la défense des
intérêts matériels et moraux des salariés
couverts par la CCNT (Convention Collective Nationale des Télécommunications),
des salariés dentreprises du secteur avec une autre
convention collective (par exemple les marins de France Télécom,
),
des salariés des centres dappels.
Les salariés couverts par la CCNT sont les salariés
de sociétés dont l'activité principale est de mettre
à disposition de tiers des services de transmission d'information
ou d'accès à l'information (voix, sons, images, données,
)
par tout moyen électrique, radioélectrique, optique ou électromagnétique.
Cela désigne les opérateurs de télécommunication,
les Sociétés de Commercialisation de Services, les fournisseurs
d'accès et de services Internet, les câblo-opérateurs,
les diffuseurs de programmes audiovisuels et les centres d'appels détenus
par ces sociétés.
Selon Unetel-RST,"Les opérateurs de télécommunications
présents en France sont d'origine très diverses et constituent
parfois le rapprochement d'acteurs appartenant à des filières
industrielles différentes avec :
- des "utilities" qui apportent des infrastructures
déjà installées ou des facilités telles
que les droits de passage, ainsi qu'un savoir faire dans la gestion
des bases commerciales très larges.
- des industriels, de l'électronique en particulier,
en difficulté sur leurs marchés traditionnels et qui voient
dans les télécoms une façon de se reconvertir.
- des opérateurs historiques étrangers
qui apportent directement leur savoir faire d'exploitant télécoms.
- ou encore des groupes de la distribution ou des banques
qui apportent des réseaux de clientèle déjà
constitués et un support financier.
Les opérateurs de télécommunications
alternatifs se positionnent de façon très contrastée
sur le marché français des télécommunications.
La plupart d'entre eux ont choisi d'adopter un positionnement spécialisé,
voire de niche, notamment du point de vue de la clientèle visée.
Seuls quelques opérateurs comme Cegetel,
ont choisi d'affronter
France Télécom sur l'ensemble des segments du marché".
Il est impossible, pour le moment, de connaître
le nombre exact d'entreprises dans la branche. La plupart des statistiques
et des renseignements se font par rapport à la nature juridique
et non par rapport à l'enseigne (par exemple, NC Numéricâble
avec 650 salariés est juridiquement composé de 30 sociétés
dont la maison mère avec 94 salariés).
L'INSEE affiche plus de 700 sociétés avec un code
NAF 642A (Télécommunications Nationales) ou 642 B
(autres activités de Télécommunications).
L'IDATE recense ainsi près de 350 sociétés
dont 250 ISP (Internet Service Provider) ; AUVICOM a perçu
les fonds de plus de 500 sociétés de télécommunications,
de l'Internet et même d'autres secteurs souhaitant volontairement
verser à AUVICOM (gestion Télécom) (ex: Le
Monde Interactive
). Moins de la moitié de ces entreprises
ont "fiscalement "plus de 10 salariés et 154 entreprises
emploient 99% des salariés du secteur.
L'ART (Autorité de Régulation des Télécommunications)
fait état de 4 opérateurs (8 en 2001) titulaires d'une
licence de BLR (Boucle Locale Radio), 12 opérateurs mobile
et radio messagerie (août 2001), 6 sociétés
de commercialisation de services (mars 2002), 78 opérateurs
(95 en 2001) titulaires d'une licence L 33-1 et/ou L 34-1 (août
2001).
Tout aussi invérifiable pour le moment, le nombre de salariés.
Selon l'IDATE, il y aurait environ 180 000 salariés dans la branche
(150.000 salariés tous statuts confondus à FT et 30.000
dans les autres entreprises).
Selon le rapport annuel d'AUVICOM sur le Capital Temps Formation,
il y avait en 31/12/2001 :
- 73 entreprises de 10 à 49 salariés
employant 1805 salariés
- 47 entreprises de 50 à 199 salariés
employant 4 534 salariés
- 22 entreprises de 200 à 499 salariés
employant 7 429 salariés
- 14 entreprises de 500 à 1999 salariés
employant 11 332 salariés
- 7 entreprises de plus de 2000 salariés
employant 34 768 salariés
- total = 163 entreprises de plus de 10 salariés
employant 59 868 salariés.
La CFTC uvre pour une consolidation économique
et sociale du secteur professionnel. Elle dénonce les conséquences
des restructurations et des spéculations, des fusions qui
trop souvent se font sur le dos des salariés.
Structure de la population des salariés
53% Hommes
47% de Femmes
50% cadres
50% non cadres
De fortes inégalités Hommes/ Femmes existent au niveau
des entreprises et la CFTC a demandé l'ouverture de négociations
sur ce thème en 2003
Représentation des intérêts
des salariés
Dans lintérêt des salariés et des entreprises,
un véritable Dialogue Social se doit dêtre effectif
au niveau de la branche des télécommunications. Ainsi,
des rencontres périodiques et régulières ont
lieu en plus des négociations collectives prévues
par la législation du travail. Notre capacité de propositions,
parfois innovantes, notre sérieux et notre travail sont reconnus
par lensemble de nos partenaires.
La CFTC est présente dans toutes les structures qui, si toutes
ne sont pas de la même importance, contribuent toutes à
la vie de la branche, à la promotion, à la défense
ou la gestion des intérêts des salariés et en
particulier de nos adhérents.
Parmi les plus significatives :
- Commission Mixte de Négociation et Concertation
:
- Instance de négociation et de concertation
de la branche. Elle est présidée par un représentant
du Ministère de lEmploi et de la Solidarité.
- Thèmes abordés : négociation
convention collective, salariale, Internet et champ dapplication
de la CCNT, observatoire des métiers, financement instances,
handicapés, et en prévision : égalité
professionnelle, santé au travail
- Jusquà présent, toutes les
négociations ont abouties à des accords validés
par au moins 4 des 5 centrales syndicales confédérées
(seules autorisées à négocier au niveau de
la branche).
- Les négociations sur les salaires minima
de la branche sont annuelles, elles comprennent : une part importante
danticipation (la négociation porte sur lannée
n+1), une clause de réexamen au dernier trimestre est prévue,
laugmentation est applicable dès le 1er janvier.
- Laccord salarial 2002 (le 1er accord)
comporte une hausse minimale de 2,5%. La CFTC a été
la seule a demander une augmentation spécifique de certains
groupes. Contre lavis de lensemble des autres Organisations
syndicales, elle a obtenu gain de cause et les plus bas salaires
ont ainsi été revalorisé de +2,9% ( pour
le minimum brut annuel de la branche avec 13.648 € soit plus
de 10% au dessus du SMIC).
- L'accord salariale 2003 prévoit
une hausse des minima de 2% avec une hausse de 2,2% et 2,1% pour
certains groupes
b) Commission Paritaire Nationale dInterprétation
et de Conciliation
(CPNIC) :
- A pour objet de connaître les difficultés
rencontrées à loccasion de linterprétation
générale des règles posées par la convention
collective. Elle peut rechercher à régler les difficultés
collectives dapplication de la CCNT si les parties en sont daccord
lorsquelles nont pas trouvé de solution dans lentreprise.
Elle peut également rechercher à régler les difficultés
individuelles dans les entreprises dépourvues de délégués
syndicaux dès lors que les 2 parties sont daccord pour
lui soumettre le litige. La CPNIC émet des avis, qui en cas de
suite judiciaire, sont souvent suivi par le juge.
c) Commission Paritaire Nationale de lEmploi
(CPNE) :
- Assure une mission en matière demploi
et en matière de Formation Professionnelle.
- Sur lemploi :
- la CPNE a un rôle dinformation et détude
sur lévolution de lemploi dans la branche.
- elle procède à lexamen de la situation
de lemploi et son évolution en termes quantitatifs et qualitatifs.
- elle effectue toutes démarches utiles auprès
des organismes publics de placement des jeunes à lissue
de leur formation.
- elle est informée des licenciements collectifs
portant sur 10 salariés et plus appartenant à un même
établissement.
- elle peut être saisie des difficultés
survenant au sein du comité dentreprise au sujet des mesures
sociales daccompagnement dun projet de licenciement collectif
de nature économique.
- elle travaille en relation avec lObservatoire
des métiers
- sur la Formation Professionnelle :
- elle promeut la politique de formation de la branche
- elle participe à létude des moyens
de formation, de perfectionnement et de réadaptation professionnels
publics et privés et recherche avec les pouvoirs publics et les
organismes intéressés (AUVICOM
) les moyens propres
à assurer leur pleine utilisation, leur adaptation et leur développement.
- elle formalise le cahier des charges préalable
à la création de nouveaux titres ou diplômes de
formation initiale ou continu et/ou émet des recommandations
visant ladaptation de ceux ci (en lien avec le ministère
de lEducation Nationale ou de lEmploi) pour les titres et
diplômes du périmètre de la Profession.
- elle détermine et valide les CQP (certificat
de qualification professionnel) ou CCP (certificat de compétence
professionnel) de la branche.
- elle formule des propositions sur les critères
de qualité des stages de formation.
- elle suit lapplication des accords conclu à
lissue de négociation de branche sur les orientations ou
les moyens de la formation professionnelle.
- elle fait connaître aux OPACIF les priorités
professionnelles en matière de formation
en alternance, elle examine les moyens nécessaires au bon fonctionnement
de la mission des tuteurs, définit les titres ou diplômes
de branche qui leur paraissent devoir être développés
dans le cadre des contrats de qualification.
Mise en place fin 2001, la CPNE a diligenté une
étude financée par AUVICOM dont les résultats doivent
permettre dalimenter la réflexion préalable aux travaux
de la CPNE en matière de certification professionnelle, avec un
point sur la situation actuelle ( Etat des lieux des titres et diplômes
spécifiques aux métiers des télécommunications,
état des lieux des expérimentation de validation des compétences
menées par les entreprises des télécommunications)
et une deuxième partie de cette étude approfondit 4 métiers
(Webmestre, Technicien Support Client, Télé-conseiller,
Chef de projet Multimédia).
d) Observatoire des métiers :
- La CFTC a fortement uvré à la
création de lObservatoire des métiers en imposant
le principe dans la CCNT.
- Cet observatoire sera mis en uvre début
2003.
Assure les travaux :
- Danalyse prospective des métiers (repérage,
facteurs dévolution, anticipation,
).
- Danalyse de métiers spécifiques
- Danalyse permanente du secteur professionnel
(analyse transverse).
- Constitution de base de données des informations
nécessaires
e) Association de Gestion pour le financement des instances
:
- Association Paritaire permettant le financement
des instances du dialogue social de la branche.
- Mise en uvre attendue début 2003.
- Une participation active dans les structures
en lien avec le périmètre de la branche
Parmi les plus significatives :
1 ) Instances "officielles" de formation professionnelle initiale
ou continue :
a) AUVICOM :
AUVICOM est l'OPCA (Organisme Paritaire de Collecte Agréé)
des branches professionnelles de l'audiovisuel public et des télécommunications.
AUVICOM collecte et gère les fonds de la formation professionnelle
continue, du CTF (Capital Temps Formation) et de l'Alternance (env. 18
millions d'euros).
AUVICOM a une vocation professionnelle et nationale.
Conseil d'Administration :
- détermine les principales orientations en matière
de politique de formation, les priorités d'action, les règles
de mutualisation,
Conseil de gestion des Télécommunications :
- définit les principales orientations en matière
de gestion de la politique de formation, les priorités d'action,
les règles de mutualisation et de gestion
Commission CTF (Capital Temps Formation) :
- gère les fonds CTF.
- Notre représentant CFTC intervient pour une
bonne utilisation des fonds
Commission Alternance :
- gère les fonds de l'Alternance (environ
2500 contrats de qualification/an).
- Notre représentant CFTC intervient pour une
bonne utilisation des fonds
Commission "entreprises de moins de 10 salariés"
:
- gère les fonds et la mutualisation des entreprises
de moins de 10 salariés .
Chaque année des fonds de la formation ne sont
pas utilisés par les entreprises. Ces fonds sont alors mutualisés
et mis au "pot" pour aider des entreprises ayant exprimés
des besoins complémentaires à leurs "droit de tirage".
Pour favoriser les petites entreprises, nous avons
fait plafonnés l'autorisation d'utilisation de ces fonds pour les
3 plus grandes entreprises (FTSA, Cegetel et Bouygues Télécom)
et favoriser ainsi les plus petites où laccès à
la formation est plus réduit..
b) Relations avec les institutions :
- Ministère de l'Emploi, de la Solidarité
et de la Formation Professionnelle:
- Contacts et interventions sur différents sujets
(Champ professionnel, Centres d'Appels,
).
- Gestion des titres homologués du secteur, phase
de création d'une filière Télécommunication
avec de nouveaux titres ou l'adaptation d'existants. Idem pour les Centres
d'Appels.
- Ces instances fonctionnent sous la forme de
Comité Paritaire Consultatif tri-partite (OS/Employeurs/Etat)
et/ou de groupe de travail
- Ministère de l'Education Nationale (Formation
initiale)
- Gestion des diplômes professionnels
de la branche.
- Ces instances fonctionnent sous la forme de
Comité Paritaire Nationale tri-partite (OS/Employeurs/Etat).
- Gouvernement :
- Contacts et interventions sur différents sujets
(UMTS,
).
- Le secteur Télécoms est intervenu pour
demander la transformation de la taxe sur les licences UMTS versée
a priori en une redevance versée a posteriori en fonction du
chiffre daffaire réalisé par les opérateurs.
- Assemblée Nationale et Sénat :
- Contacts et interventions sur différents
sujets intéressant le secteur.
- Autorité de Régulation des Télécommunications
(ART) :
- Contacts et suivi des décisions.
- Le secteur Télécoms est intervenu
pour demander à lART de prendre en compte les réalités
économiques dans le secteur des télécommunications
sinistré par la crise boursière de lautomne 2001
et des difficultés des entreprises présentes sur ce marché
au nom de sa responsabilité dans le développement de lemploi
global dans le secteur des télécommunications.
- Commission des communautés européennes
:
Le secteur Télécoms a déposé
une plainte pour violation des règles de concurrence de larticle
90 du Traité de la Communauté économique européenne
(CEE) par le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dIrlande du Nord
et par lAllemagne .
En effet, la Commission veille au respect des règles de la concurrence.
Or, par exemple, le groupe France Télécom, est obligé
de se sur endetter pour pouvoir payer un droit daccès aux
fréquences de caractère fiscal afin daccéder
notamment au marché UMTS britannique.
Ce groupe est obligé de répercuter les pertes enregistrées
sur ce marché de la téléphonie mobile UMTS britannique
sur le compte dautres productions (GSM, Internet ou téléphone
fixe) diminuant sa compétitivité sur le marché britannique
pour ces produits.
Les marchés britanniques des produits GSM, Internet et de la téléphonie
fixe sont donc protégés indirectement par le prix prohibitif
des licences UMTS britanniques.
Par ailleurs, la Commission européenne a pour mission de veiller
à létablissement et au développement de réseaux
trans-européens de télécommunications (Article 154)
et à la viabilité économique potentielle des projets
(Article 155). Or, la téléphonie mobile UMTS, britannique
et allemande, nest pas viable dans les conditions financières
créées par le prix excessif des licences UMTS dans ces deux
états-membres, à moins dêtre subventionnée
par lEurope tout entière. Linternational
La CFTC est adhérente à différentes organisations
européennes et mondial. A ce titre, nous participons à lactivité
syndicale dans le secteur des télécommunications.
Le dialogue social européen a évolué dans le secteur
des télécommunications en particulier avec la mise en place
du comité sectoriel télécoms et des groupes de travail
qui en sont issus.
Exemples de travaux :
- Aboutissement du travail complexe de négociation
entre les représentants des opérateurs de télécoms,
les représentants des organisations syndicales européennes
et la commission européenne, un texte créant un cadrage
pour la mise en place du télétravail dans les entreprises
des télécommunications a été signé.
- Le groupe Formation et Compétences a en particulier
travaillé sur les besoins en compétences nécessaire
pour ladaptation des salariés du secteur dans un contexte
de fortes turbulences économiques et de modifications majeures
des techniques de télécommunications. Il a rendu publics
ses travaux lors dune conférence en 2001.
- Le Groupe Hygiène et Sécurité
travaille actuellement sur des garanties en matière dhygiène
et sécurité, avec comme point dappui le système
suédois.
- Au-delà de ces travaux, il faut noter que si
côté employés la représentation syndicale
couvre quasiment lensemble des salariés des télécommunications,
cest loin dêtre le cas côté employeur
puisque ne participent aux travaux que les représentants des
opérateurs historiques.
|